La Société d’histoire de Drummond annonce fièrement le lancement de sa nouvelle exposition virtuelle Les Grands du sport. Disponible gratuitement sur le site Web de l’organisme, cette exposition présente le parcours de 34 personnalités marquantes s’étant mérités le titre de Grands du sport et de 9 athlètes émérites ayant été intronisés au Panthéon du sport de Drummondville. Les citoyens sont ainsi invités à découvrir les portraits de tous ces sportifs s’étant démarqués dans plusieurs disciplines, tels que le hockey, le baseball, la natation, le ski et l’haltérophilie.L’histoire du sport à Drummondville est fascinante et remonte à ses débuts, soit au 19e siècle. À partir de 1920 et du grand développement industriel de la ville, la pratique du sport se répand et plusieurs étoiles locales attirent les foules. Avec l’arrivée de la télévision, au début des années 1950, les sportifs se transforment en vedettes. On suit leurs exploits. On les imite. Des athlètes d’ici voient le jour et font notre fierté. D’autres agissent comme bénévoles et tiennent nos infrastructures sportives à bout de bras. Quelques-uns d’entre eux deviennent nos Grands du sport et occupent depuis une place importante dans notre mémoire collective.Basée sur le fonds d’archives des Grands du sport, l’exposition met en valeur...

 Les légendes naissent souvent d’un fait vécu, un peu hors de l’ordinaire, raconté de descendant en descendant estimé de bonne foi. La transmission orale va son chemin d’une génération à l’autre, teintant le fait d’embellie ou de drame de sorte qu’il devient impossible aujourd’hui d’en confirmer l’exactitude.Chez les Archambault, par exemple, la légende du coup de foudre de l’aïeul Ephrem perdure encore de nos jours. Elle débute alors qu’il vit le deuil de sa première femme, Marie. On est en février 1910. Pour se changer les idées, il accepte l’invitation de sa sœur Armélia qui habite aux « États » et prend le train à Acton Vale en direction de Haverhill, au Massachusetts : un trajet de 550 kilomètres qui s’étend sur la ligne du Grand Trunk jusqu’à la frontière canado-américaine, à la hauteur de Norton, et qui traverse le massif des montagnes Blanches pour laisser ses passagers à Portland, dans le Maine. De là, à bord d’un convoi du Boston & Maine Railway, Ephrem rejoint enfin Haverhill, sa destination finale.Afin d’agrémenter le séjour d’Ephrem, Armélia et son mari Télesphore Larivière invitent une de leurs couturières, Alvinia Houle, veuve de son état, à venir jouer aux cartes à la maison....

  Alors que la population drummondvilloise s’adapte à diverses consignes en raison de la pandémie qui prévaut depuis presque un an, il y a tout lieu de revisiter les différentes restrictions qui ont été imposées à Drummondville au fil de son histoire. En octobre 1918, Drummondville n’échappe pas à la crise de la grippe espagnole qui frappe le monde entier. Rapidement, la maladie se propage et touche plus du quart de la population alors que la ville ne compte qu’environ 4 000 habitants, tuant plus de cinquante personnes. Les conditions de vie engendrées par l’industrialisation (entassement des familles, absence d’aqueducs et d’égouts convenables et manque de soins médicaux) favorisent les risques de contagion, forçant le conseil municipal de Drummondville à mettre sur pied le Bureau local d’hygiène le 4 octobre 1918 afin d’enrayer la progression de la maladie. Tout comme dans de nombreuses municipalités de la province, les réunions et les divers rassemblements sont interdits tandis que les écoles et autres lieux publics sont fermés. Les lieux de culte, plus qu’importants à l’époque, doivent également cesser leurs services. L’école Garceau est, quant à elle, convertie en hôpital pour pallier le manque de lits de l’Hôpital Sainte-Croix. Quelques semaines plus tard, l’épidémie s’estompe...

  Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, que de fois n’a-t-on pas entendu la phrase suivante en période de récession: ça prendrait une bonne guerre pour relancer l’économie! Qu’en est-il vraiment? Assurément, l’entrée en guerre du Canada le 10 septembre 1939 provoque une mobilisation totale des ressources du pays pour répondre aux besoins de l’armée et des Alliés. La Canadian Celanese et la Drummondville Cotton tournent à plein régime, l’agriculture est sollicitée pour fournir de la viande et des produits laitiers. Oublier la crise, le chômage disparaît et on embauche davantage de femmes pour combler les besoins de l’industrie. Cette prospérité apparente a cependant un coût très élevé. Pour financer cette ruineuse entreprise, l’État puise dans les poches des contribuables. L’impôt sur le revenu est majoré de 20%. Le gouvernement augmente les taxes ou en crée de nouvelles sur l’alcool, le vin, le tabac, les boissons gazeuses, le thé et le café, le gaz et l’électricité. Mais cela ne suffit pas; pour combler les déficits de plus en plus considérables, il faut emprunter. Ottawa lance donc neuf campagnes pour inciter le public à acheter des Obligations de la Victoire. La dette explose, passant de 5 milliards $ à 18 milliards...

  La forte croissance de Drummondville durant les années 1920 oblige les autorités municipales à trouver de nouvelles sources de revenus. La Ville adopte ainsi en 1923 le règlement 111 qui lui permet d’imposer des licences sur « … tous commerces, manufactures, établissements financiers ou commerciaux, occupations, arts, professions, métiers ou moyens de profits ou d’existence désignés dans la nomenclature suivante, exercés ou exploités dans la ville de Drummondville par une ou des personnes, sociétés ou corporation. » Le coût de ces licences va de 10 $ pour les vendeurs de glace à 200 $ pour les colporteurs, les compagnies de toutes sortes ainsi que les vendeurs de bière et de vin. Les professionnels ne sont pas épargnés. Avocats, notaires, médecins, dentistes, ingénieurs, architectes et opticiens doivent débourser 50 $ pour exercer leur art. En fait, on pourrait croire que les journaliers, les cultivateurs et les employés d’usine sont les seuls à ne pas être touchés. Eh bien non ! Une taxe de 2 $ s’applique aussi « … sur tout habitant mâle âgé de 21 ans et plus, ayant résidé dans la ville depuis six mois et qui n’est chargé d’aucune autre taxe ou licence. » Cependant, la loi prévoit quelques rares exceptions. « Cette taxe ne s’appliquera...

  Route menant à Saint-Guillaume, le 25 août 1917. Le vendeur d’automobiles Zotique Bourdon, de Longueuil, roule à bord d’une Overland cinq places en compagnie de Roméo Bolduc, un client à qui il a vendu une voiture la veille et qu’il doit reconduire chez lui pour conclure la transaction. Une vente comme les autres a priori, mais en chemin, Bolduc sort un pistolet de calibre .38 et abat Bourdon de trois balles à bout portant. Le motif du crime semble être l’appât du gain : l’automobile et les quelques billets que la victime avait sur elle au moment du drame. La petite municipalité du comté de Drummond est sous le choc. Le procès du « tueur de Saint-Guillaume » fait couler beaucoup d’encre, notamment parce que Bolduc est reconnu coupable de meurtre prémédité, mais surtout parce qu’il est condamné à être pendu haut et court quelques mois plus tard. Une copie du compte-rendu du procès de Bolduc, tenu devant jurés entre le 22 et le 24 janvier 1918, est conservée dans le dépôt d’archives de la Société d’histoire de Drummond. Il rappelle les faits qui précèdent, accompagnent et suivent le meurtre de Bourdon. En voici un résumé. La veille de l’homicide, Bolduc se trouve...

 La Société d'histoire de Drummond (SHD) est heureuse de vous annoncer la réouverture de ses locaux au public à compter du mardi 16 février sur rendez-vous seulement. Nous serons présents pour vous épauler dans vos recherches!Dans le but d’assurer la santé et la sécurité de nos employés et des chercheurs, plusieurs procédures sanitaires seront en vigueur dès notre réouverture :Prise de rendez-vous obligatoire au 819-474-2318 Désinfection des mains à l’entrée de nos locaux Port du masque en tout temps Respect de la distanciation physique de deux mètresSi vous avez la moindre question, n'hésitez pas à nous contacter par téléphone au 819-474-2318 ou par courriel au info@histoiredrummond.com!Toute l’équipe de la SHD vous remercie de votre compréhension et attend votre retour avec impatience! ...

  Situé au cœur d’un paysage enchanteur, sur la rive nord de la rivière Saint-François, le campus universitaire de Drummondville est aménagé sur l’ancien domaine de la famille Sheppard, un site historique au passé méconnu dont l’occupation remonte au milieu du dix-neuvième siècle. William Sheppard, marchand d’origine anglaise et homme politique canadien, est le premier à s’y établir avec son épouse, Harriett Campbell, en 1848. Le couple habitait auparavant Sillery, où William avait fait fortune dans le commerce du bois et la construction de navires, et vivait dans une luxueuse villa entourée de cent arpents de bois, surnommée à juste titre Woodfield, qu’il avait dû vendre en raison de soucis financiers, peu avant de quitter la ville. Les Sheppard s’installent donc dans le canton de Wendover, aux abords de la rivière, non loin de la famille Trent. Passionnés par les fleurs, les plantes et l’horticulture, ces derniers font construire sur leur nouveau domaine une imposante villa en pierre de deux étages qu’ils baptisent avec une touche de poésie « Fairymead », qui signifie « breuvage féérique » ou « hydromel de fée ». La nouvelle propriété de William et Harriett n’a certes pas l’allure de Woodfield, avec sa galerie de peintures, son...

  Bonne nouvelle! Les visites guidées de la Société d’histoire de Drummond, en partenariat avec la Ville de Drummondville, sont de retour pour l’été 2020. Afin de respecter les diverses réglementations en place, les visites sont offertes seulement sous réservation, du mercredi au samedi. Deux départs par jour sont proposés, soit à 15h30 et à 18h30. Lors de la réservation, vous n’avez qu’à nous mentionner si vous désirez suivre le parcours des Découvertes ou celui des Mystères. Des groupes d’un maximum de 10 personnes et de trois adresses différentes pourront ainsi être formés. Durant le parcours des Découvertes (cliquez ici), un guide-animateur vous présente l’histoire de Drummondville au travers de douze lieux marquants, tout en vous distribuant des photos d’archives. Lors du parcours des Mystères (cliquez ici), vous aurez l’occasion d’en apprendre plus sur certaines histoires méconnues de Drummondville en compagnie d’un guide-animateur. Faits divers, incidents, rumeurs et histoires sordides vous seront également présentés grâce à un journal truffé de manchettes étonnantes.Dates : Du mercredi au samedi pour les mois de juillet et d’août. Du jeudi au dimanche pour le mois de septembre. Heures : Offert à 15h30 et 18h30 (sous réservation seulement) Durée : Environ 75 à 90 minutesPOUR INFORMATIONS ET...