Situé au cœur d’un paysage enchanteur, sur la rive nord de la rivière Saint-François, le campus universitaire de Drummondville est aménagé sur l’ancien domaine de la famille Sheppard, un site historique au passé méconnu dont l’occupation remonte au milieu du dix-neuvième siècle. William Sheppard, marchand d’origine anglaise et homme politique canadien, est le premier à s’y établir avec son épouse, Harriett Campbell, en 1848. Le couple habitait auparavant Sillery, où William avait fait fortune dans le commerce du bois et la construction de navires, et vivait dans une luxueuse villa entourée de cent arpents de bois, surnommée à juste titre Woodfield, qu’il avait dû vendre en raison de soucis financiers, peu avant de quitter la ville. Les Sheppard s’installent donc dans le canton de Wendover, aux abords de la rivière, non loin de la famille Trent. Passionnés par les fleurs, les plantes et l’horticulture, ces derniers font construire sur leur nouveau domaine une imposante villa en pierre de deux étages qu’ils baptisent avec une touche de poésie « Fairymead », qui signifie « breuvage féérique » ou « hydromel de fée ». La nouvelle propriété de William et Harriett n’a certes pas l’allure de Woodfield, avec sa galerie de peintures, son

  Bonne nouvelle! Les visites guidées de la Société d’histoire de Drummond, en partenariat avec la Ville de Drummondville, sont de retour pour l’été 2020. Afin de respecter les diverses réglementations en place, les visites sont offertes seulement sous réservation, du mercredi au samedi. Deux départs par jour sont proposés, soit à 15h30 et à 18h30. Lors de la réservation, vous n’avez qu’à nous mentionner si vous désirez suivre le parcours des Découvertes ou celui des Mystères. Des groupes d’un maximum de 10 personnes et de trois adresses différentes pourront ainsi être formés. Durant le parcours des Découvertes (cliquez ici), un guide-animateur vous présente l’histoire de Drummondville au travers de douze lieux marquants, tout en vous distribuant des photos d’archives. Lors du parcours des Mystères (cliquez ici), vous aurez l’occasion d’en apprendre plus sur certaines histoires méconnues de Drummondville en compagnie d’un guide-animateur. Faits divers, incidents, rumeurs et histoires sordides vous seront également présentés grâce à un journal truffé de manchettes étonnantes. Dates : Du mercredi au samedi pour les mois de juillet et d’août. Du jeudi au dimanche pour le mois de septembre. Heures : Offert à 15h30 et 18h30 (sous réservation seulement) Durée : Environ 75 à 90 minutes POUR INFORMATIONS ET

  Tout au long de son histoire, Drummondville a été observée et étudiée par des individus de tous genres. Les historiens par exemple se sont penchés sur son passé ; les journalistes, sur son présent ; et les artistes, sur ses traits caractéristiques. L’objectivité étant absente du regard de quiconque épie avec une intention précise, certains l’ont présentée avec complaisance, d’autres l’ont dépeinte avec moins d’égard. Néanmoins, la plupart nous l’ont fait connaître davantage. C’est déjà beaucoup. Le sociologue Everett Cherrington Hugues est l’un de ceux-là. Américain, originaire de Beaver en Ohio, Everett Cherrington Hugues (1897-1983) entreprend ses études en sociologie à la prestigieuse Université de Chicago durant l’entre-deux-guerres et y défend sa thèse de doctorat avec succès en 1928. Lorsqu’il largue sa toge et son mortier de graduation, ce dernier enseigne déjà depuis un an au département de sociologie de l’Université McGill, à Montréal, où il œuvre durant dix ans. Pendant son séjour dans la métropole, Hugues découvre le fait français et s’éprend de la culture ambiante. Il constate aussi l’existence des deux solitudes et s’intéresse à la rencontre de ces « deux mondes » dans les localités où l’industrialisation oblige les interactions ; les ouvriers étant majoritairement canadiens-français et

  Réouverture la Société d'histoire de Drummond (SHD) sur rendez-vous La Société d’histoire de Drummond (SHD) est heureuse de vous annoncer la réouverture de ses locaux au public à compter du mardi 4 août. Dans le but d’assurer la santé et la sécurité de nos employés et des chercheurs, de nouvelles procédures sanitaires seront en vigueur dès notre réouverture : - Prise de rendez-vous obligatoire au 819-474-2318 - Désinfection des mains à l’entrée de nos locaux - Port du masque en tout temps - Respect de la distanciation physique de deux mètres Toute l’équipe de la SHD vous remercie de votre compréhension et attend votre retour avec impatience! Pour nous joindre: info@histoiredrummond.com 819-474-2318

     La participation des femmes dans la politique canadienne ne date pas d’hier. Déjà durant la Première Guerre mondiale, elles luttaient pour le droit de voter aux élections fédérales, un privilège longtemps réservé aux hommes, qu’elles obtiennent finalement le 24 mai 1918 et dont elles se prévalent pour la première fois lors du scrutin général de 1921. Un moment marquant pour la démocratie et une date incontournable du calendrier féministe canadien.      Cette élection, qui propulse le libéral William Lyon Mackenzie King à la tête du pays, ouvre aussi les portes de la Chambre des communes à l’Ontarienne Agnes Macphail, qui devient la première femme députée de l’histoire du Canada. En plus de défendre les droits des agriculteurs, elle milite pour les droits des mineurs et des immigrants. Plus encore, elle montre la voie aux autres suffragettes de sa génération qui poursuivent la lutte dans les provinces et qui incarnent à leur tour l’univers des possibles pour toutes celles qui suivront.      Depuis son élection, il y a près de cent ans, plus de trois cent cinquante Canadiennes ont marché dans ses pas pour se rendre au Parlement. Au Québec, il faut attendre l’élection générale fédérale de 1972 pour que l’électorat envoie

Durant les décennies 1940-1950-1960, les chorales foisonnent à Drummondville. Parmi les plus actives, notons la Manécanterie de Gaston Montplaisir, la Société artistique des chanteurs, la Rose et Bleu, les Francs-chanteurs et les Argentins. Ces groupes sont alors de tous les événements musicaux et artistiques présentés dans la région. Ils prennent racine dans la communauté et bientôt, elles forgent aux côtés des troupes de danse folklorique et autres organismes du même genre l’identité culturelle de la ville. L’Ensemble vocal de Drummondville (EVD) est l’un de ceux-là ; il voit le jour le 12 février 1968, sous le vocable Les Argentins, alors que quelques mélomanes se regroupent autour de monsieur Louis-Philippe Cloutier pour s’adonner à la pratique du chant choral. Après quelques mois d’existence seulement, plusieurs excellents choristes de la région se joignent aux membres fondateurs, si bien qu’à la fin de l’année 1968, pas moins de quarante voix forment le nouveau chœur drummondvillois. Les premières répétitions se tiennent à l’école Sainte-Thérèse et les archives nous rappellent que le groupe offre sa première prestation officielle le 3 avril 1969 à l’église Saint-Joseph, où il interprète Les sept paroles du Christ. L’année suivante, Les Argentins se produisent au Centre culturel de Drummondville et y

   Durant le deuxième grand conflit mondial, les femmes canadiennes contribuent elles aussi à l'effort de guerre. Des milliers portent l’uniforme et servent dans les forces armées comme infirmières militaires, mécaniciennes ou radiotélégraphistes ; d’autres travaillent dans les usines ou sur les fermes ; s’impliquent auprès des œuvres de bienfaisance et tricotent des bas et des mitaines ; préparent des colis pour les soldats envoyés outre-mer ; et recueillent des matériaux dans le cadre des campagnes de récupération. Les Drummondvilloises ne font pas exception. Marguerite Courchesne est l’une de celles-là. Nous lui dédions cette chronique.    Fille du cultivateur Ulric Courchesne et de dame Emma McClure, Marguerite naît le 9 mars 1897 dans la petite municipalité de Saint-François-du-Lac. Ses études en sténographie terminées, elle fait ses débuts dans le domaine des assurances à Montréal en 1913-1914 comme secrétaire pour le compte de la Mount Royal Insurance Company. Elle rejoint sa famille à Drummondville en 1929, à la demande de son frère Dominique, qui vient tout juste de faire l’acquisition du bureau d’assurances Courchesne, rue Lindsay, anciennement propriété de son cousin Édouard. C’est dans ces circonstances que Marguerite arrive en ville pour exercer le métier de courtière, une occupation jadis réservée aux

Le 20 janvier dernier, le maire Alexandre Cusson présidait sa dernière séance au conseil municipal et quittait officiellement ses fonctions quelques jours plus tard. Ainsi donc, dans quelques mois, nous serons appelés aux urnes pour élire celui ou celle qui le remplacera à l’Hôtel de Ville. Il y a cent ans, presque jour pour jour, les Drummondvillois vivaient une situation semblable et ce hasard de l’histoire m’offre l’occasion de vous faire voyager à peu de frais au début du siècle dernier.      Nous nous retrouvons donc au cœur du Drummondville d’antan, au début de janvier 1920. Le maire de l’époque, Joseph-Ovila Montplaisir, est sur le point de tirer sa révérence après un court mandat de deux ans marqué par le boom économique d’après-guerre et l’implantation des premières manufactures de textile qui feront vivre les ménages de la région durant des décennies. La scène politique locale déborde alors d’esprits forts et de notables capables d’affronter les défis naissants qui émanent du nouveau statut industriel de la ville. Pourtant, un seul candidat se propose à la succession du maire Montplaisir : Napoléon Garceau.      Homme d’action et de débat déjà bien connu de ses concitoyens, Garceau se présente devant l’électorat avec une feuille de route