La découverte de nombreuses sépultures anonymes d’enfants autochtones en juin dernier à Kamloops, suivi de milliers d’autres à travers le pays, nous pousse à vouloir nous sensibiliser davantage aux réalités des communautés locales. Nous croyons que cela passe par la compréhension et l’éducation. Dans l’intention de cultiver le respect, l’intérêt et la curiosité pour l’histoire autochtone, il nous semble pertinent de partager cet humble survol de l’histoire des W8banakiak, mieux connu sous le nom des Abénakis, afin de retracer le prélude de leur arrivée et de leur installation dans la région. Dans la première moitié du XVIIe siècle, le territoire ancestral w8banaki, appelé Ndakina, fut largement réparti à travers la côte est de la Nouvelle-Angleterre ; principalement aux abords des rivières Androscoggin, Kennebec, Penobscot, Merrimack et Connecticut. Recouvrant une vaste terre, le peuple abénakis est composé de plusieurs communautés, notamment les Sokokis, les Norrigwocks et les Androscoggins. La vie se régule alors au rythme des saisons, profitant de la côte atlantique pendant l’été, et remontant au nord jusqu’à la rivière Saint-François pour la chasse durant l’hiver. Les raisons poussant les Abénakis à abandonner progressivement ce vaste domaine sont plutôt complexes, mais peuvent sommairement se résumer aux guerres anglo-wabanakis (1675-1763), dont la plus importante est la...

  La Société d’histoire de Drummond est fière de lancer le projet Collecte de mémoires, présenté par la Caisse Desjardins de Drummondville et réalisé dans le cadre de l’Entente de développement culturel de la Ville de Drummondville et du ministère de la Culture et des communications du Québec. Inspiré par la période historique que nous vivons actuellement, ce projet a pour but de mettre à l’abri du temps le quotidien de 100 Drummondvillois d’âges et d’horizons variés. Durant le processus entourant la création de la capsule temporelle, les participants devront recueillir entre 100 et 500 documents divers, tels que des photos de familles, des lettres, des factures, des curriculums vitae, des revues, etc. Sachez qu’un journal intime de 1998, des photos de 2005 ou encore un talon de paie de 2020 peuvent devenir des incontournables de l’histoire de Drummondville dans 60 ans. Si vous êtes intéressés à participer au projet Collecte de mémoires, il suffit de remplir le formulaire d’inscription disponible en ligne en cliquant ici ....

  Peut-être avez-vous déjà eu la mauvaise surprise d’avoir une contravention pour excès de vitesse ou au contraire, peut-être avez-vous déjà eu la chance de compter sur l’appui d’un policier lors d’une mésaventure? Quoi qu’il en soit, les débuts du corps policier de Drummondville, chargé d’assurer la paix publique, datent d’il y a déjà plus d’un siècle. Bien qu’il semble y avoir eu plusieurs hommes désignés pour maintenir l’ordre durant le XIXe siècle, c’est en 1902 qu’est officiellement nommé Auguste Cloutier à titre de chef de police de la Ville de Drummondville. Celui-ci quitte son poste en 1905 pour devenir employé de la voirie, laissant sa place à Noël Boisclair qui cumule alors les responsabilités de chef de police avec celles de chef des pompiers. Les incendies étant l’un des pires cauchemars des municipalités jusqu’au début du XXe siècle, le service d’incendie est longtemps considéré prioritaire, au détriment de la force policière. S’assurant principalement du maintien de l’ordre à la même époque, ce sont les nombreuses bagarres mettant aux prises les clients enivrés des hôtels du centre-ville qui occupe régulièrement les constables. Le poids des responsabilités entre les pompiers et les policiers s’inversent toutefois progressivement avec l’augmentation de la densité urbaine, l’arrivée de...

Durant la première moitié du vingtième siècle, le baseball gagne en popularité et s’organise un peu partout au Québec. Les stades et les parcs de balle envahissent les quartiers ouvriers, les équipes se forment dans les usines, les ligues industrielles se multiplient et les joutes à ciel ouvert attirent des foules de plus en plus partisanes. Les enfants imitent les adultes et les municipalités prennent graduellement en charge la construction et l’aménagement des infrastructures sportives publiques afin de répondre aux nouvelles aspirations de la population. À Drummondville, selon les sources documentaires disponibles, le sport national des Américains fait de nombreux adeptes dès le début des années 1900. Dans un numéro du journal La Justice, publié en 1905, il est d’ailleurs noté que « de tous les sports en honneur ici, le baseball est sans contredit celui qui capte le plus l’attention du grand public ». La cité est alors représentée par le Royal et les joueurs sont motivés par le simple plaisir de jouer, sans rémunération, et s’acquittent même de leurs dépenses. À l’époque, la ville ne dispose pas de plateaux sportifs nécessaires pour accueillir les parties d’exhibition officielles. Les premiers clubs doivent donc se déplacer de municipalité en municipalité à bord...

 La Société d’histoire de Drummond revient à son horaire traditionnel et ouvrira dès maintenant ses portes du mardi au vendredi, de 9h30 à 12h00 et de 13h00 à 16h30! Vous aurez notamment l'occasion de jeter un coup d'œil à notre exposition "Drummondville alternatif" lancée en février 2020!La prise de rendez-vous pour la consultation des archives n'est plus obligatoire, mais demeure fortement conseillée. Cela nous permet de mieux préparer la documentation que vous souhaitez consulter. Concernant le don d'archives, la prise de rendez-vous avec l'archiviste demeure obligatoire....

 Nous avons besoin de vous !Pour conserver l’histoire aujourd'hui pour demain !Ce projet consiste à la préparation de capsules temporelles faites par 100 citoyens de Drummondville. Les capsules seront composées de divers documents de notre quotidien, tels que des photos de familles, des lettres, des factures, des curriculums vitae et des revues.Grâce à ce projet, les générations futures pourront en savoir plus sur le Drummondville de 2021.Les participants seront accompagnés tout au long de la préparation de leur capsule temporelle. Une fois complétées, les capsules temporelles seront placées dans un coffre sous-vide dont l’ouverture est prévue dans 60 ans.Les citoyens pourront mettre de 100 à 500 documents divers dans leur capsule temporelle. Ces documents concernent leurs réalisations, leurs fiertés, leur famille, leurs amis ou encore leurs passions.Il ne faut surtout pas sous-estimer la valeur que nos documents pourront avoir en 2081.Nous invitons ainsi un grand nombre de citoyens à s’inscrire en CLIQUANT ICI afin d’avoir un portrait représentatif du Drummondville d’aujourd’hui....

 Entre 1920 et 1950, Drummondville connait une explosion démographique sans précédent, passant de 2 850 à 27 500 habitants. La vie citoyenne s’organise alors à vitesse grand V et plusieurs secteurs d’activités se développent, notamment celui des arts et de la culture. Quelques individus soucieux que l’essor de la ville reste dans les mémoires se rassemblent alors dans le but de former une association dédiée à la sauvegarde et à la diffusion de l’histoire régionale. Bien qu’une première rencontre avec le maire Marcel Marier ait lieu le 28 février 1957, il faut attendre le 19 avril 1961 pour que la fondation de la Société historique de Drummondville (SHD) soit officielle.Les premières années de la corporation sont marquées par la préservation de la maison Trent, reconnue comme monument historique en 1964, et les fêtes du 150e anniversaire de Drummondville, en 1965. À partir de 1966, l’organisme vit toutefois une période d’accalmie, si bien qu’il frôle la disparition entre 1970 et 1972. Heureusement, la Chambre de commerce de Drummondville aide à sa survie par le biais de son Comité touristique et historique. Le 16 août 1975, la SHD renaît de ses cendres avec l’inauguration du Musée agricole régional, situé sur le site de la...

 Au début des années 1900, la pratique du sport est déjà bien amorcée à Drummondville. À cette époque, la ville ne dispose pas de grandes installations modernes, alors on s’accommode des grands espaces à ciel ouvert. L’hiver, la neige sert de couche de fond aux surfaces glacées des cours d’école et des parcs. Les premières équipes de hockey de la région s’y disputent des joutes mémorables. L’été, les terrains vagues se transforment en lieux de récréation. On s’y rassemble pour se lancer la balle, pour jouer au ballon ou pour faire la course.Durant les années 1920, la ville poursuit son développement et accueille de nouvelles industries. Les dirigeants d’usine s’organisent dès lors des équipes sportives et les ouvriers affichent fièrement les couleurs de leur club respectif. Certains joueurs se démarquent et deviennent nos étoiles locales. Puis, le sport gagne en popularité et les besoins de la population grandissent. Nos hommes d’affaires jouent les mécènes ; les stades et les arénas sortent de terre ; les clubs et les associations se multiplient ; et bientôt tous les sports sont représentés.Les journalistes suivent avec attention l’évolution des ligues sportives et entretiennent la ferveur des partisans grâce à leurs chroniques dans La Parole...

 Lundi soir 4 mars 1940. Une importante foule s’est rassemblée sur le quai de la gare de Drummondville. Toutes les organisations catholiques sont représentées : des Chevaliers de Colomb en costume d’apparat aux zouaves en passant par les Filles d’Isabelle. Ces gens sont venus souhaiter la bienvenue à Mgr Ildebrando Antoniutti, le délégué apostolique du pape Pie XII pour le Canada.Antoniutti est accompagné de l’évêque de Nicolet, Mgr Albini Lafortune. À leur descente du train, les éminents visiteurs sont accueillis par le chanoine Georges Melançon, curé de la paroisse Saint-Frédéric et par le maire Arthur Rajotte. Par la suite la foule les escorte jusqu’au presbytère où ils vont loger.On explique à la population que le délégué apostolique est en visite de courtoisie à Drummondville et que c’est tout un honneur pour la ville qui pavoise pour l’occasion. En réalité, le but de la visite d’Antoniutti est tout autre et il n’est pas dévoilé au public : le délégué apostolique est venu transmettre à Georges Melançon une demande formulée par le pape lui-même, celle de devenir évêque du diocèse de Chicoutimi.Melançon est ébranlé par cette demande. Il ne s’attendait pas à cela. On ne connaît pas les raisons exactes qui ont...