Une brève histoire du sport à Drummondville

Au début des années 1900, la pratique du sport est déjà bien amorcée à Drummondville. À cette époque, la ville ne dispose pas de grandes installations modernes, alors on s’accommode des grands espaces à ciel ouvert. L’hiver, la neige sert de couche de fond aux surfaces glacées des cours d’écoles et des parcs. Les premières équipes de hockey de la région se disputent des joutes mémorables au Collège Saint-Frédéric et sur le rond de glace du site actuel du parc Woodyatt. Le soir, les filles se joignent aux garçons le temps de quelques arabesques. L’été, les terrains vagues se transforment en lieux de récréation et de compétition. On s’y rassemble pour se lancer la balle et jouer au ballon, faire la course et s’adonner à divers jeux d’adresse.

Durant les années 1920, la ville poursuit son développement et accueille de nouvelles industries. Les dirigeants de la Celanese, de la Butterfly et de la Cotton s’organisent rapidement des équipes et les ouvriers affichent dignement les couleurs de leur club respectif au grand plaisir de leurs patrons qui s’en enorgueillissent. Certains joueurs se démarquent et deviennent nos étoiles locales. Le sport gagne en popularité et les besoins de la population grandissent. Nos hommes d’affaires jouent les mécènes; les patinoires, les stades, les gymnases, les courts et les arénas sortent de terre. Les clubs et les associations se multiplient. Tous les sports ou presque sont alors représentés. Les journalistes de la région suivent avec attention l’évolution des différentes ligues et entretiennent la ferveur des partisans. Du hockey au baseball, en passant par le tennis, le soccer, le croquet, le curling et même la lutte, rien n’échappe aux pages sportives de La Parole et du Spokesman.

Avec l’arrivée de la télévision, durant les années 1950, les sportifs se transforment en vedettes. On suit leurs exploits. On les imite. Le sport envahi le paysage urbain drummondvillois et touche bientôt tous les types de sportifs, des amateurs aux professionnels. On le pratique partout, au grand air, dans les écoles et les centres communautaires. Des athlètes d’ici voient le jour et font notre fierté. Puis, au fil du temps, la ville se dote d’infrastructures de plus en plus modernes, si bien qu’à l’occasion de son 200e anniversaire, Drummondville peut aspirer à devenir l’hôtesse de la 50e Finale des Jeux du Québec. Au nom de l’équipe de la Société d’histoire de Drummond : bon été les sportifs!