Presse à pastilles Guay et publicité du journal La Parole du 8 mars 1951.

Le sirop GUAY soulage rapidement la toux et la bronchite

Joseph Guay quitte la ferme familiale de Saint-Elzéar-de-Beauce dans les années 1930 confiant de bien gagner sa vie à Drummondville alors en plein essor industriel.  En partenariat avec son frère Hughes, il achète une épicerie-restaurant au 369, rue Saint-Joseph (aujourd’hui désignée sous le nom de rue Demers).

Parallèlement à son travail à l’épicerie, Joseph développe un sirop pour apaiser la toux à base de glucose et de menthol en cristaux, breveté sous le numéro 19394.  Prévoyant un manque d’espace pour les activités de production de son sirop mis en marché sous l’appellation « GUAY », il déménage en 1943 avec son épouse, née Émilienne Guimont, et la petite Gisèle dans une coquette maison du 885, boulevard Saint-Charles où naîtront deux autres enfants: Madeleine et André.

Une production intense bien qu’artisanale

Entretemps, Joseph a troqué son métier d’épicier-restaurateur pour celui de journalier chez Celanese Canada.  Parallèlement à cet emploi à la Celanese, il poursuit à sa résidence la fabrication du sirop et des pastilles GUAY.  Tous ses loisirs sont consacrés au mesurage des divers ingrédients qui transitent dans un cuiseur pour y être concentrés à forte température.  Le sirop ainsi obtenu est embouteillé ou transformé en pastilles dans une presse à cylindres de laiton dont chaque alvéole est gravée de la marque de commerce GUAY.   À l’étape de l’emballage, sa femme et ses enfants prêtent main-forte en collant les étiquettes sur les bouteilles de sirop qu’ils recouvrent d’une cellophane claire scellée au fer chaud.  Alors que les pastilles sont mises en carton dans de petites boites enveloppées d’un papier ciré également scellé au fer chaud.

Efficaces et agréables au goût, les pastilles et le sirop GUAY sont distribués dans des épiceries de petite surface aussi éloignées que Sherbrooke vers le sud, Saint-Hyacinthe et Sorel vers l’ouest, Québec et sa Beauce natale vers l’est.  Durant les décennies 1940 et 1950, ce « passe-temps » représente un apport important dans le revenu familial.  Toutefois, l’adoption de nouveaux règlements dans le processus de fabrication des médicaments oblige, entre autres, la construction d’un bâtiment autonome.  Un investissement difficile, voire impossible à rentabiliser selon Joseph qui met alors fin à ses activités de production.

Soucieux de partager l’histoire de leur père, en 2012, André et Madeleine Guay confiaient à la Société d’histoire de Drummond les outils utilisés jadis pour la fabrication artisanale du sirop et des pastilles GUAY dont la presse en fonte à traction manuelle développée par Thomas Mills Brothers de Philadelphie.