Joseph Lemire, un inventeur d’ici

Né le 8 mai 1870 dans le 4e rang de Drummondville, Joseph Lemire abandonne l’école à 13 ans. De faible constitution, cet autodidacte a peu d’attrait pour le travail de la terre. Cherchant la nouveauté, il installe en 1892, à 22 ans, le premier téléphone de Drummondville avant d’acquérir en 1905 la première automobile de la localité. Parmi les inventions de ce « patenteux » hors pair, mentionnons la conception de signaux lumineux automatiques pour remplacer les vétustes sémaphores (sirènes de chemin de fer), d’un moulin à vent, d’une horloge électrique et à batterie, d’un mécanisme pour actionner les cloches d’église, d’un aérateur à lait, d’un arc à souder ultrarapide, d’un système d’alarme à circuit fermé, d’une pipe à jus, et même d’un tue-mouches pour attraper les moustiques au plafond !

Époux de Mary Fleurent avec qui il convola à l’église Saint-Frédéric le 29 juin 1896, Joseph Lemire est le père de 8 garçons et 3 filles. Il décède le 5 septembre 1953 à 83 ans. Ses concitoyens de Drummondville lui réservent alors d’imposantes funérailles. Son épouse le suivra dans la tombe le 1er février 1960. Jusqu’à son dernier repos, Joseph Lemire semble avoir imaginé de nouvelles inventions, dont une hélice passe-partout et même une couchette… de longévité, dont lui-même aurait très bien pu se passer ! On peut visiter l’antique maison familiale construite par son père Damase au Village Québécois d’Antan. La Société d’histoire a été heureuse de consacrer à cet innovateur de chez-nous un hommage bien mérité.

Jean-Pierre Bélanger

 

Légende : L’inventeur Joseph Lemire en pleine action. (Coll. SHD)