Saint-Lucien

1903

Saint-Lucien

Érection canonique : 5 décembre 1903
Érection civile : 11 novembre 1907
Origine du nom : Le patron de la paroisse est choisi en l’honneur de l’abbé Hercule Lucien Léveillée, curé de la cathédrale de Nicolet.

En juillet 1901, un groupe d’habitants des cantons de Simpson et de Kingsey demande à l’évêque de Nicolet, Mgr Gravel, l’érection canonique de leur territoire en paroisse. Ceux-ci font valoir les grandes distances à parcourir et les chemins difficiles pour accéder aux églises des paroisses auxquelles ils sont rattachés. Un des habitants offre, en 1902, plusieurs lots du 7e rang du canton de Simpson afin d’y établir l’église et les dépendances nécessaires. Mgr Gravel émet alors, le 5 décembre 1903, le décret d’érection canonique de Saint-Lucien. Le territoire de la nouvelle paroisse est alors détaché de Saint-Félix-de-Kingsey, de Sainte-Clothilde-de-Horton et de Saint-Frédéric.

Vue aérienne de l’église de Saint-Lucien, 1980. Société d’histoire de Drummond, Collection régionale ; IC-2.3E349.

1875

De l’exploitation forestière à la canneberge

L’économie de Saint-Lucien

Pendant la majeure partie des XIXe et XXe siècles, de nombreuses compagnies forestières exploitent le territoire de Saint-Lucien. S’ajoutent à ces compagnies quelques moulins à scie venant appuyer l’industrie du bois.

D’autre part, il y a peu de cultivateurs, une partie du territoire appelée le « Blueberry Bog » étant marécageux et peu propice à l’agriculture. Cette zone s’avère toutefois propice à la culture de petits fruits. C’est pourquoi de nombreux producteurs de canneberges s’y sont installés au fil des dernières décennies.

Vue aérienne de l’église de Saint-Lucien, 1980. Société d’histoire de Drummond, Collection régionale ; IC-2.3E349.

1900

Saint-Lucien ou Saint-Lampron ?

La famille Lampron

La famille de Jules Lampron est l’une des premières à s’installer dans le secteur de Saint-Lucien. Défrichant le lot 24 du rang Saint-Léopold (l’actuelle route des Rivières), le pionnier s’y installe avec sa famille. Plusieurs de ses enfants vont également s’installer le long de ce rang et c’est pourquoi cette route est communément appelée le rang des Lampron. Jules Lampron a également figuré parmi les premiers conseillers de la municipalité. La famille Lampron est à ce point nombreuse qu’en 1946, l’école du rang compte 21 élèves ayant le patronyme de Lampron, en plus de l’institutrice Hélène Lampron.

Édouard Côté, Jean-Baptiste, Félicien et Clément Lampron s’affairent à la scie, Saint-Lucien, 1941. Société d’histoire de Drummond, Collection régionale ; IC-3.2C46.

1931

Une maison hantée?

En septembre 1931, certains Drummondvillois ont vent qu’une maison, dans le 7e rang de Saint-Lucien, est à l’origine de plusieurs bruits étranges. L’enfer avait pris possession de cette maison selon plusieurs.

C’est pourquoi un groupe de courageux fier-à-bras de Drummondville décide, le jeudi 10 septembre, de se payer une visite chez ces êtres d’outre-tombe. Lumières portatives, révolvers et cartouches sont réunis pour affronter les suppôts de Satan. L’un des chefs de la bande a toutefois plus de jugeote que ses confrères, apportant avec lui de l’eau bénite.

Quand tous les préparatifs sont terminés, c’est un véritable cortège qui se rend à cette maison. Ce qui accueille ces gens est un décor bien lugubre. L’orage gronde derrière la modeste maison et une pluie glaciale mouille les braves.

Ceux-ci s’avancent lentement vers la demeure des revenants en les incitant à sortir. Tout à coup, un bruit de cauchemar! La petite armée se disperse rapidement et des coups de feu se font entendre.

Quand le calme revint, des gens furent envoyés chez les voisins pour en apprendre davantage sur cette demeure. Un voisin les informe que cette maison est habitée par un certain cultivateur, et qu’il n’a jamais entendu parler de maison hantée…

Presbytère et église de Saint-Lucien, vers 1930. Société d’histoire de Drummond, Collection régionale ; IC-2.3E92.

1973

Perdre son histoire

L’incendie du presbytère

Considérée d’abord comme une réserve faunique, très peu de colons s’installent dans la région de Saint-Lucien au début du XIXe siècle. Les habitants doivent ainsi attendre jusqu’en 1906 pour avoir leur église et jusqu’en 1907 pour que la municipalité soit dotée d’un presbytère. Après avoir subi des rénovations majeures entre 1952 et 1957, le presbytère est complètement détruit par les flammes en 1973, emportant du même coup les archives paroissiales et une partie de l’histoire de la région.

Presbytère et église de Saint-Lucien, 1905. Société d’histoire de Drummond, Collection régionale ; IC-3.2A13.