Érection canonique : 29 juin 1856
Érection civile : 6 septembre 1856
Origine du nom : C’est en l’honneur de Germain Sylvestre, un des premiers
colons de la région, que la paroisse est mise sous le patronage de saint
Germain.
Les premiers colons à s’établir dans le canton de Grantham en 1815 sont des soldats du régiment Meurons. Ceux-ci, sous les ordres du colonel Heriot, défrichent et s’établissent alors sur le territoire. À partir de 1820, divers colons viennent s’ajouter aux pionniers. La population vit principalement de l’exploitation forestière et du commerce de la potasse durant la première moitié du XIXe siècle avant de graduellement s’adonner à l’agriculture.
Hector Laferté nait à Saint-Germain-de-Grantham le 8 novembre 1885. Il fait ses études classiques au Séminaire de Nicolet avant d’entreprendre sa formation en Droit à l’Université Laval.
Dès l’adolescence, le Germainois participe aux campagnes électorales de son père qui est député libéral dans Drummond de 1901 à 1909. Lorsque le siège de député dans Drummond devient vacant, Hector Laferté devient la personne toute désignée pour l’occuper. Fort d’une expérience déjà très impressionnante, celui-ci est élu député de la circonscription de Drummond en 1916, devenant ainsi le plus jeune député de l’Assemblée législative à 31 ans.
Réélu sans opposition en 1919, il est reconduit dans ses fonctions en 1923, 1927 et 1931. Le premier ministre Louis-Alexandre Taschereau le nomme d’ailleurs ministre de la Colonisation, des Mines et des Pêcheries en 1929-1930, et ministre de la Colonisation, de la Chasse et des Pêcheries de 1930 à 1934.
En 1934, Hector Laferté est nommé au Conseil législatif, l’équivalent québécois du Sénat canadien. D’allégeance libérale, Hector Laferté siège comme conseiller législatif de 1934 jusqu’à l’abolition du Conseil en 1968. Durant cette période, il occupe la fonction de président du Conseil à trois reprises, soit de 1934 à 1936, de 1940 à 1944, et de 1960 à 1966.
La carrière politique d’Hector Laferté se termine le 31 décembre 1968 avec l’abolition du Conseil législatif. On lui remet alors la médaille de la Confédération pour services rendus à la patrie. Il meurt quelques mois plus tard, soit le 13 septembre 1971 à l’âge de 85 ans.
À la fin de l’année 1905, le conseil de la Fabrique de Saint-Germain-de-Grantham décide de donner aux Sœurs de l’Assomption de la Sainte Vierge un terrain pour la construction d’un pensionnat. La construction, au coût de 10 000$, se termine en 1906. Puis, un terrain adjacent au Pensionnat est vendu à la Commission scolaire pour la construction d’un externat, celui-ci d’une valeur de 9 500$. Le 16 juillet 1907 a lieu la bénédiction commune du Pensionnat et de l’Externat.
N’accueillant plus aucun pensionnaire depuis quelques années déjà, le Pensionnat ferme ses portes en 1968 et est démoli en 1970 pour faire place à l’Habitat l’Espérance. De son côté, l’Externat est vendu en 1971 et déménagé sur la rue Georges-Dor pour en faire des logements. Le bâtiment est malheureusement rasé par les flammes vers 1990.
Dès 1877, les paroissiens de Saint-Germain obtiennent leur première église. Malheureusement, celle-ci est la proie des flammes le 11 mars 1952. Vers 18h40, la fumée commence à envahir le bâtiment. Rapidement les flammes se répandent dans la voûte. La pluie et l’effort des pompiers de Saint-Germain et de Drummondville ne ralentissent en rien les flammes qui consument rapidement l’église. Les flammes sont visibles à plus de 50 kilomètres à la ronde et près de 3 000 témoins assistent, impuissants, à la scène.
La compagnie Ciné-Drummond inc., dirigée par les hommes d’affaires Marcel Labbé, alors propriétaire du Cinéma Drummond et du Cinéma Capitol, Paul Gendron et Robert Carrier, annoncent en février 1970 la mise en branle d’un projet de ciné-parc de 900 places. À l’origine, le ciné-parc compte un seul écran de 90 pieds de largeur par 45 pieds de hauteur, un restaurant, une salle de projection, un ensemble sanitaire, ainsi qu’un terrain de jeux pour les enfants. Mis en opération le 27 juin 1970, l’inauguration officielle n’a lieu que le 30 juillet suivant, devant un groupe privé de 300 convives. Considéré comme l’une des salles de projection en plein air les plus moderne de la province à l’époque, le Ciné-Parc Drummond devient le rendez-vous par excellence de plusieurs familles de la région.
L’étalement urbain, le prix des terrains et la transition nécessaire vers le numérique obligent bon nombre d’établissements cinématographiques extérieurs à fermer leurs portes définitivement durant les années 2000. Le Ciné-Parc Drummond sera l’un d’entre eux. Ainsi, depuis 2013, le son des klaxons qui annonçait jadis le début du visionnement en plein air ne se fait plus entendre et n’est désormais plus que souvenirs.