Notre-Dame-du-Bon-Conseil (Village)

1895

Notre-Dame-du-Bon-Conseil (Village)

Érection canonique : 21 octobre 1895
Érection civile : 15 janvier 1898
Origine du nom : Mgr Gravel est un adepte du culte marial et c’est pourquoi il fonde et nomme quatre paroisses en l’honneur de Marie dont Notre-Dame-du-Bon-Conseil.

Vers la fin du XIXe siècle, la paroisse de Notre-Dame-du-Bon-Conseil est constitué de quatre localités : Carmel Hill, Blake, Mitchell et le village de Notre-Dame-du-Bon-Conseil proprement dit. Dès 1895, plus des trois quarts du territoire sont la propriété d’industries forestières qui fournissent du travail aux habitants. La présence du chemin de fer contribue également à l’établissement des colons dans le secteur. Malgré l’arrivée de pionniers à Notre-Dame-du-Bon-Conseil, le village se développe plus tardivement que les trois autres. Avec le déclin de l’exploitation forestière et l’incendie de 1908, Carmel, Blake et Mitchell disparaissent graduellement de la scène municipale.

Vue aérienne du village de Notre-Dame-du-Bon-Conseil, 1980. Société d’histoire de Drummond, Collection générale ; IC-3.1E43.

1900

Vous ne passerez pas !

L’effondrement des ponts de Notre-Dame-du-Bon-Conseil

Pas moins de six ponts différents ont enjambé la rivière Nicolet à Notre-Dame-du-Bon-Conseil. Un premier pont de bois est construit vers 1900 et il en coûte entre 0,10$ et 0,05$ pour l’emprunter. Celui-ci est toutefois détruit par le feu en 1908. Un pont en fer est alors bâti pour le remplacer. Assez solide pour les automobiles, la structure ne résiste toutefois pas longtemps au transport par camion et s’effondre subitement. Un troisième pont est élaboré. Construit en 1931, il est terminé le 5 janvier 1932 et emporté par les glaces le 9 avril de la même année. Le quatrième est bâti à la manière des ponts des chemins de fer. Bien que très solide, un fâcheux accident de la route, en février 1947, pousse une extrémité du pont en dehors de son pilier, causant ainsi l’effondrement complet de la structure. Le cinquième pont, construit à la manière du troisième, est lui aussi emporté par les glaces le printemps suivant sa mise en place. Finalement, le dernier et actuel pont, fabriqué en ciment, est érigé en 1950 et résiste depuis ce temps.

Effondrement du cinquième pont de Notre-Dame-du-Bon-Conseil, vers 1950. Société d’histoire de Drummond, Collection régionale ; IC-9.5-33.

1908

Un incendie destructeur

Le feu de 1908

Le 22 juillet 1908, un incendie se déclare dans Carmel, un village voisin de Notre-Dame-du-Bon-Conseil. Les forts vents dirigent alors les flammes vers la municipalité voisine. On retrouve alors un magasin général, une boulangerie, un moulin à scie, une église et une école à Notre-Dame-du-Bon-Conseil. Rasant tout sur son passage, le brasier change drastiquement le portrait du village. Grâce à la ténacité des paroissiens et aux dons des paroisses environnantes, une nouvelle église est construite et les bâtiments s’érigent graduellement. La localité de Carmel n’aura toutefois pas cette chance et ne sera pas rebâtie.

Vue panoramique du village de Notre-Dame-du-Bon-Conseil, vers 1920. Société d’histoire de Drummond, Collection régionale ; IC-2.3E6.

1954

Au coeur de l’économie de Notre-Dame-du-Bon-Conseil

Agropur

Principalement tournée vers l’agriculture, l’économie de Notre-Dame-du-Bon-Conseil laisse également une place importante à l’industrie agroalimentaire. Plusieurs fromageries, dont celles de Léo de Grandpré, d’Armand Grégoire, de Léo Hamel, de M. Lupien, de Louis Duval et d’Herby Smith, se succèdent. Puis, l’usine de fabrication de fromage Agropur est construite en 1954 en collaboration avec la Coopérative agricole de Granby. D’ailleurs, en 2009, l’usine de Notre-Dame-du-Bon-Conseil est considérée comme la plus grande fromagerie automatisée du Québec.

Visite de l’usine Agropur, Notre-Dame-du-Bon-Conseil, 18 septembre 1986. Société d’histoire de Drummond, Fonds La Parole ; P89-860918-25.