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22 avril 2026
Activités et événements

Drummondville célèbre 100 ans d’innovations mondiales : de sa station Marconi à la conquête de l’espace

Conférence de presse du 21 avril 2026. Première rangée : Paul Gagné, directeur général de la Caisse Desjardins de Drummondville, Johanne Lachapelle, présidente de la Caisse Desjardins de Drummondville, Jean-François Houle, maire de Drummondville, JoAnne Labrecque, présidente d'Histoire Drummond et Luc Gaudreau, vice-président d'Histoire Drummond. Deuxième rangée, Peter Garland, spécialiste des communications, Normand Juneau, ingénieur, Gabriel Cormier, directeur général d'Histoire Drummond et Steeve Boulanger, maire de Yamachiche.
Conférence de presse du 21 avril 2026. Première rangée : Paul Gagné, directeur général de la Caisse Desjardins de Drummondville, Johanne Lachapelle, présidente de la Caisse Desjardins de Drummondville, Jean-François Houle, maire de Drummondville, JoAnne Labrecque, présidente d'Histoire Drummond et Luc Gaudreau, vice-président d'Histoire Drummond. Deuxième rangée, Peter Garland, spécialiste des communications, Normand Juneau, ingénieur, Gabriel Cormier, directeur général d'Histoire Drummond et Steeve Boulanger, maire de Yamachiche.

Drummondville, mardi 21 avril 2026 – Aujourd’hui, la Ville de Drummondville et Histoire Drummond lancent avec fierté une grande célébration historique d’importance internationale. Les festivités se déroulent dans le lieu combien historique et chargé d’histoire qu’est l’ancienne station Marconi de Drummondville, devenue le quartier général du Service d’intervention d’urgence civil du Québec (SIUCQ). Le maire de Drummondville, Jean-François Houle, et la présidente d’Histoire Drummond, JoAnne Labrecque, ont donné le coup d’envoi de l’événement Marconi-Drummondville 1926–2026 (MD-26), entourés de dignitaires, de partenaires et de représentants des secteurs des affaires et de la technologie.

Un saut technologique né à Drummondville : le « chaînon manquant »

Le 25 octobre 1926, la première connexion commerciale télégraphique internationale sans fil à ondes courtes était établie entre Drummondville (Québec, Canada) et Bridgwater (Somerset, Royaume-Uni).

Cette formidable avancée a marqué une étape majeure dans l’expansion des télécommunications mondiales. Pour la première fois, l’ionosphère était utilisée pour faire rebondir les ondes radio au-delà de l’océan afin d’établir des communications commerciales rapides et fiables. On peut aujourd’hui considérer cet exploit comme le « chaînon manquant » de l’histoire des communications : une étape pivot qui, jusqu’à nos jours, a suscité de nombreuses recherches et découvertes au profit du développement des technologies modernes au service des populations du monde entier.

Nommée « Système de faisceau » en raison du premier déploiement d’antennes hautement directionnelles, cette innovation du physicien-inventeur Guglielmo Marconi a transformé les échanges internationaux en réduisant la dépendance aux câbles sous-marins lents et coûteux. Dès lors, Drummondville devenait un centre nerveux mondial, gagnant sa place comme la « Silicon Valley » des communications des années 1920.

« Drummondville peut à juste titre revendiquer avoir joué un rôle pivot dans l’histoire spatiale du Canada. L’utilisation de l’ionosphère, et en particulier l’impact de l’aurore polaire canadienne sur la transmission à ondes courtes, a lancé un effort scientifique majeur pour mieux comprendre cet aspect de l’espace arctique canadien. Aujourd’hui, les communications polaires du Canada via des constellations de satellites en orbite terrestre basse (LEO) et l’annonce récente d’un système radar Over the Horizon, dépendant de notre ionosphère, nous rappellent que les 100 ans de souveraineté sur notre territoire arctique est tridimensionnelle, tout comme elle l’était pour Marconi dans le Réseau Impérial de Faisceaux sans fil. » – Peter Garland (MA, MIET, SMIEE) — au cours de son éloquente carrière de 55 ans qui a débuté dans une station à faisceau Marconi, il a apporté une contribution significative au développement des communications spatiales au Canada et au Royaume-Uni.

Maintenant à la retraite, M. Garland est l’auteur de nombreux articles scientifiques, notamment :

« The Ionosphere : Undermining Britain’s Imperial Power : Wireless and its impact on Geopolitics and Naval Operations », mémoire de maîtrise primé en histoire navale, Université de Portsmouth, Royaume-Uni, 2020.

Un héritage aux répercussions planétaires

Bien plus qu’une simple prouesse technique, cet exploit et les recherches ultérieures en radiodiffusion à ondes courtes ont pavé la voie à une multitude d’inventions majeures.

Depuis 1926, cette avancée technologique n’a cessé de croître : de la télévision (années 1930) au RADAR Magnétron (1940), en passant par le transistor (1948), la fibre optique (1966), l’ARPANET précurseur de l’internet (1969), Anik A1, premier satellite canadien au monde pour la communication domestique géostationnaire (1972)/les premiers téléphones cellulaires mobiles en Arabie Saoudite et en Scandinavie (1981)/le « World Wild Web » (1991) jusqu’aux réseaux 5G actuels et le 6G prévu pour 2030.

« Il y a cent ans, un signal transmis de Drummondville a traversé l’océan pour atteindre l’Angleterre, marquant une avancée technologique majeure dans l’histoire des communications. Nous pouvons être fiers du rôle que notre communauté a joué dans la connexion des continents. Cet anniversaire est une occasion précieuse de mettre en lumière ce chapitre peu connu, mais fondamental de notre histoire, et de rappeler au monde que l’audace et l’innovation font partie de l’ADN de Drummondville. » — Jean-François Houle, maire de Drummondville.

Un lien direct avec l’espace et l’avenir

L’héritage de 1926 est la base de notre présent numérique. Elle dépasse largement son époque et continue de rappeler au Canada les avantages de ses investissements dans les communications spatiales. L’expertise ionosphérique du Canada acquise grâce à ses nombreuses recherches à la suite de la première télécommunication du 25 octobre 1926, a directement contribué à ce que le Canada devienne la troisième nation à développer un satellite (Alouette 1 en 1962) et la première à déployer un satellite de communication domestique (Anik A1, en 1972).

Avec le succès récent de la mission Artemis II, le Canada a confirmé avec éloquence sa place dans l’exploration spatiale et utilise toujours les mêmes principes physiques sous-jacents que ceux validés le 23 octobre 1926, il y a bientôt un siècle. Le Québec, grâce aux réalisations de ses centres de recherche et de ses entreprises de pointe, demeure aussi au cœur de cette grande entreprise.

« Le 100e anniversaire de la station Marconi rappelle que Drummondville a joué un rôle clé dans l’essor des communications sans fil au Canada et dans le monde. Fidèles à notre mission de soutenir le progrès et la fierté régionale, nous sommes honorés de souligner un siècle d’innovation aux côtés d’Histoire Drummond. » — Paul Gagné, directeur général de la Caisse Desjardins de Drummondville, au nom de Desjardins — présentateur officiel de l’événement Marconi-Drummondville 1926-2026.

Une expérience immersive en direct

Durant la conférence de presse, une transmission télégraphique (Morse) à ondes courtes a été établie en temps réel entre Drummondville et Poldhu (Royaume-Uni). En plus de permettre à l’auditoire de vivre, comme en 1926, la transmission de messages en Morse, de part et d’autre de l’océan, cette simulation leur a aussi permis de constater concrètement le fonctionnement de ce lien historique, tout en mesurant le chemin parcouru vers l’instantanéité numérique d’aujourd’hui.

Suivant cette expérience, les élus de Bridgwater, Bodmin et Poldhu au Royaume-Uni, qui prenaient part à cette simulation sont apparus en un claquement de doigts sur écran, à tous les participants de la conférence de presse, témoins de cette rapidité avec laquelle nous communiquons désormais.

Ces élus du Royaume-Uni ont échangé leurs impressions sur les 100 ans de la première télécommunication internationale du 25 octobre 1926, soient Monsieur Rory Gow, conseiller municipal de la ville de Poldhu, Madame Debbie Henderson, conseillère municipale de la ville de Bodmin Monsieur Leigh Redman, maire suppléant au nom de Madame Kathy Pearce, mairesse de Bridgwater et Monsieur Brian Smedley, leader du conseil municipal de Bridgewater, et de Drummondville, Messieurs Steve Boulanger, maire de Yamachiche et Jean-François Houle, maire de Drummondville.

« Au cœur de sa mission, Histoire Drummond démocratise l’histoire afin de la partager plus largement, ainsi que de sensibiliser et d’inspirer le plus grand nombre. L’événement Marconi-Drummondville 1926–2026 transforme un récit historique en source d’inspiration pour l’avenir. En rendant l’histoire de cette découverte accessible à tous, nous voulons rappeler à la population et aux plus jeunes que le progrès est toujours en évolution, fruit d’une vision humaine audacieuse qui ne cesse d’inspirer les générations. » — JoAnne Labrecque, présidente d’Histoire Drummond.

Programmation MD-26 (20 mai au 30 octobre 2026)

La Ville de Drummondville et Histoire Drummond invitent les personnes passionnées de science, de technologie et d’histoire, mais aussi les débutantes en la matière, les ingénieurs, les radioamateurs, les élèves du primaire et du secondaire, les étudiants des cégeps et universités, les enseignants, les familles et le grand public, à participer aux nombreuses activités mises sur pied à leur intention dans le cadre de Marconi-Drummondville 1926–2026 (MD-26).

  • 20 mai : Conférence sur la création du réseau impérial à faisceaux sans fil.
  • 3 juin : Conférence sur l’ionosphère et la conquête spatiale canadienne.
  • 15 août au 30 octobre : Exposition interactive « Drummondville sur les ondes » aux Promenades Drummondville.
  • 25 octobre : Lancement de l’exposition virtuelle « Quand Drummondville parlait au monde : 100 ans de la Marconi à Drummondville ».
  • 27 octobre : Banquet du Centenaire Marconi-Drummondville (Hôtel Best Western).
  • 28 octobre : Journée-conférence « De Marconi à l’IA et à l’automatisation » (CNIMI).

La programmation complète sera disponible prochainement sur le site Web d’Histoire Drummond, histoiredrummond.com.

« Avec MD-26, Histoire Drummond fait la démonstration que les grandes révolutions technologiques ne naissent pas par magie, mais de l’audace, du travail et de la collaboration de ceux qui osent voir loin devant eux. Nous rendons ainsi hommage aux ingénieurs et techniciens qui ont travaillé discrètement en arrière-plan et qui, depuis Drummondville, ont aboli les distances et uni le monde. MD-26 nous permet aussi de reconnecter le public avec cet héritage exceptionnel qui continue, encore aujourd’hui, à façonner nos vies numériques quotidiennes et l’exploration de l’espace. » — Gabriel Cormier, directeur général – Histoire Drummond.

L’événement Marconi-Drummondville 1926-2026 est une invitation à découvrir, explorer, apprendre et apprécier le génie Marconi et la grande résilience des gens de notre région qui ont collaboré à concrétiser le premier jalon des télécommunications à l’international le 25 octobre 1926.

Histoire Drummond remercie chaleureusement les institutions qui ont rendu possible un tel événement : Desjardins, présentateur de Marconi-Drummondville 1926-2026, ses partenaires, la Ville de Drummondville, MRC de Drummond, Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bell, NousTV, Promenades Drummondville, le Club de radioamateur de Drummondville et le Service d’intervention d’urgence civil du Québec qui agissent à titre de commanditaires. 

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