Décès prématuré de l’artiste Jane Ann Millar Cooke

Une croix restaurée du cimetière anglican rappelle la brève existence de Jane Ann, beloved wife of John Cooke, died March 1882, Aged 36 y.  Huit ans plus tôt, Jane Ann Millar avait épousé John Valentine Cooke, un entrepreneur forestier d’origine irlandaise, de neuf ans son cadet.

Durant l’hiver 1882, alors que Jane Ann traversait la rivière pour se rendre au village de Drummondville, la glace se rompit sous son passage.  Elle échappa de justesse à la noyade, mais l’immersion dans l’eau glacée entraîna une pneumonie qui l’emportait peu de temps après, laissant dans le deuil, outre son mari éploré, trois jeunes enfants: Calton Culbert (5 ans), Guy Howard (3 ans) et Julian Victor (2 ans).

Le couple Millar-Cooke habitait une maison monumentale en pierre située sur la rive nord du Saint-François.  Coiffé de deux cheminées à haute souche, le «château » Cooke était prolongé par une serre remplie de fleurs exotiques.  Il fut la proie des flammes vers 1900.  Sur ses ruines, un demi-siècle plus tard, les Pères Montfortains construisaient la Maison Reine-des-Coeurs.

Les dessins minutieux de Jane Ann et les photographies de son frère Charles Howard constituent une source inestimable d’informations sur le paysage architectural et les activités ayant cours à Drummondville à la fin du XIXe siècle. À l’ombre du clocher de l’église St. George, une modeste croix de calcaire rappelle la mémoire de Jane Ann Cooke.

Yolande Allard

 

Photo : Gravure publiée en 1876 dans le Canadian Illustrated News.  L’artiste, Jane Ann Millar, (célibataire au moment de réaliser cette œuvre) s’est dessinée assise sur la rive nord du Saint-François, à quelques pas du domaine de ses parents connu sous le nom de Lord’s farm.