Les édiles municipaux n’ont pas toujours été sensibles au patrimoine. En 1979, la vieille gare du Canadien Pacifique (la deuxième du nom) est menacée de démolition par le projet de prolongement de la rue Saint-Damase. Un groupe de 22 étudiants se porte alors à la défense de la gare. Invoquant le coût trop élevé (de 250 000 à 500 000 $) du déménagement et de la relocalisation, la ville tente de damer le pion au ministère des Affaires culturelles qui envisage de classer la gare comme monument historique, à la demande de la Société d’histoire. 1000 citoyens signent donc une pétition afin d’éviter une démolition en catastrophe, en prétextant que la gare du CP, malgré son jeune âge, forme « un jalon important dans l’évolution de l’architecture ferroviaire. » Un citoyen, M. Réal Ally, propose même de se porter acquéreur du bâtiment, à un coût inférieur à sa démolition. Après s’être vue confier le dossier le 23 août, la Commission des biens culturels tient des audiences publiques le 30 octobre. Sept organismes ou individus y déposent un mémoire. Liant le prolongement de la rue Saint-Damase à la démolition de la gare, la municipalité exprime une fin de non recevoir. Affirmant qu’

Georges-Etienne Nephtalie Pepin était le cinquième des 13 enfants de Marie-Ovide Laverdure et du charretier Louis-Victor Pepin qui habitent le village d’Hochelaga (Montréal) au début des années 1880. C’est d’ailleurs à Hochelaga que Nephtalie apprend son métier de voiturier. Dès son mariage avec Orise Rabouin, en 1882, il ouvre sa propre fabrique de voitures à chevaux à Drummondville où les Forges McDougall favorisent un boum économique sans précédent. Sous la raison sociale G.E.N. PEPIN MANUFACTURIER DE VOITURES & REPARATIONS, l’entreprise s’installe d’abord sur la rue Loring, puis déménage sur la rue Cockburn (côté sud), dans un édifice en bois sur deux niveaux, la menuiserie occupant le rez-de-chaussée et l’atelier de peinture l’étage supérieur. En plus de commandes spécifiques, telle la voiture à échelle des pompiers de Drummondville, en 1912, on y fabrique annuellement de 150 à 200 traîneaux et voitures fines, ces dernières munies des réputés ressorts Pepin. Vingt-cinq hommes en moyenne y trouvent du travail. À la fin des années 1920, le moteur à essence ayant définitivement remplacé la traction hippomobile, Nephtalie doit se résoudre à fermer sa manufacture. Son ascension dans le milieu des affaires de Drummondville aura été constante. En 1889, il est élu représentant du quartier sud du