La construction de la première église de Saint-Germain-de-Grantham débute  en 1864 et n’est complétée qu’en 1891.  Le clocher ayant été emporté par une tornade, on complète des rénovations et un agrandissement en 1906.  À l’origine, le cimetière paroissial est attenant à l’église, suivant la coutume religieuse euro-québécoise.  Son caractère sacré tient au fait qu’il est à proximité de l’église, qu’il partage le même sol, et qu’il est béni. Son accès est limité aux membres de la communauté s’ayant mérité les grâces de Dieu. De plus, il est en général bien délimité par une clôture ou un muret et de dimensions assez restreintes. Ainsi, vers la fin du 19e siècle, ces cimetières paroissiaux font face à un problème d’espace. Pour contrer le surpeuplement, certaines paroisses choisissent d’agrandir le « champ des morts », horizontalement ou verticalement. Dans le premier cas, on se voit la possibilité d’acheter des bandes de terre supplémentaires alors que dans le second, on utilise la technique du comblement. On rehausse alors le cimetière avec de la terre que certains villageois peuvent donner à la communauté pour poursuivre l’inhumation des défunts. Cette pratique a d’ailleurs sensiblement modifié le paysage. Le lieu de culte se retrouve sur une terrasse aménagée et souvent

Aucune de ces réponses n’est bonne. Le nom Woodyatt, bien connu des utilisateurs du parc du centre-ville, rappelle la mémoire d’un canadien, soit James Blain Woodyatt, né en 1886 à Brantford (Ontario). Ses études terminées au Collegiate Institute de sa ville natale, Woodyatt s’inscrit à l’université McGill qui lui délivre, en 1905, un diplôme en génie électrique.  En 1913, il rejoint la Southern Canada Power Co (SCP), une jeune entreprise mise sur pied pour la production et la distribution d’électricité dans plusieurs villes du Sud-Est du Québec.  Au sein de la SCP, Woodyatt s’impose par ses qualités d’administrateur et d’entraineur d’hommes.  À peine âgé de 30 ans, il est nommé directeur général et membre du Conseil d’administration. Un parc récréatif Woodyatt arrive à Drummondville alors que la SCP se porte acquéreur de l’usine électrique et du réseau de distribution municipal.  Il entreprend, sans tarder, la construction d’un nouveau barrage sur la chute Lord et d’une première centrale qui entrera en service en 1919. Parallèlement à ses efforts de mise en valeur du complexe hydro-électrique, Woodyatt envisage de transformer en un parc public le vaste terrain s’étendant de la voie du chemin de fer jusqu’à la rue Saint-Georges.  Il favorise l’installation d’équipements sportifs tels la

Au cours des derniers mois, la petite chapelle du chemin Hemming s’est métamorphosée en résidence cossue.  On a conservé sa solide structure de béton armé, mais tour à tour sont disparus le recouvrement, les ouvertures et le clocher surmonté d’une croix en acier inoxydable dans lequel était suspendu une cloche hautement patrimoniale. Construite en 1968 par la Fabrique Saint-Frédéric de Drummondville, cette chapelle succédait à une première chapelle érigée 25 ans plus tôt par J.-R. Guèvremont, plus près de la rivière Saint-François.  La chapelle Sainte-Thérèse représentait alors bien plus qu’un lieu de culte.  C’était le centre nerveux du domaine Guèvremont qui s’étendait sur 85 hectares en grande partie ombragés.  À l’ombre du clocher, s’élevaient le grand chalet familial Guèvremont et son immense parasol en acier, plusieurs chalets privés, d’autres à louer et une croix de chemin.  L’endroit était très fréquenté durant la saison estivale en raison de sa belle plage et du quai pour amarrer des embarcations de toutes sortes qui sillonnaient la rivière sur plusieurs kilomètres en amont et en aval. Pour appeler les vacanciers à la messe dominicale, monsieur Guèvremont avait hissé dans le clocher de sa chapelle une cloche reconnue, dès cette époque, comme une pièce de collection remarquable

Le 12 septembre dernier, les élèves de la nouvelle « École A », récemment construite au bout de la rue St-Laurent, ont fait leur rentrée scolaire, quelques jours en retard sur le calendrier 2011. Étonnamment, en feuilletant les journaux anciens conservés à la Société d’histoire, on y apprend que l’école St-Joseph n’a pu ouvrir ses portes à temps pour la rentrée de 1932, pour cause de rénovation de planchers. En conséquence, les élèves des autres écoles de la commission scolaire ont débuté les classes le 29 août alors que ceux de l’école St-Joseph durent attendre… le 12 septembre! Aujourd’hui, des millions de dollars sont investis pour la rénovation d’anciennes écoles ou la construction de nouvelles. Il en était tout autrement au début du 20e siècle. À l’automne 1932, la Commission scolaire de Grantham vote, en assemblée, la construction d’une école au village de St-Félix. À l’époque, le Ministère de l’Éducation portait le nom de « Département de l’instruction publique » et devait approuver les devis de construction. Cette première école, selon un article paru dans le journal La Parole, devait abriter une classe d’une trentaine d’enfants et devait être construite en bois. Son coût total s’élevait à 1200$. À Drummondville, à partir de 1875, les jeunes

Sur le parcours du 14e trou du Club de Drummondville, les golfeurs croisent un monument de granit qui s’élève discrètement dans un enclos délimité par quatre bornes en béton.  Ils sont alors en présence du cimetière familial Watts-Sheppard. La face du monument tournée vers le chemin du Golf est gravée du nom NEWTON, à la mémoire de Samuel Newton et de sa femme Margaret A. N. Watts décédés respectivement en 1905 et en 1939.  Selon les sources documentaires, sept autres personnes auraient été inhumées dans le caveau familial entre 1851 et 1882.  Dans l’ordre chronologique, il s’agit de Suzannah Elisabeth Watts, Harriet Campbell Sheppard, Sarah Watts, Robert Nugent Watts, l’honorable William Sheppard, Margaret Sheppard et Charlotte Sheppard Watts. Qui sont ces Watts et ces Sheppard ? Robert Nugent Watts s’était installé à Drummondville sur l’invitation de son cousin, le major général Frederick George Heriot.  Au décès de ce dernier, survenu en décembre 1843, il avait hérité d’une grande partie de sa fortune.  Watts fut député de Drummond à la Chambre d’assemblée du Bas-Canada et maire des cantons de Grantham, Wendover et Simpson.  Vers 1850, Watts fit construire un caveau funéraire à l’extrémité N-W de son domaine qui s’étendait alors de la rue Saint-Georges à

« 1er août 1889 : Date terrible dans nos annales agricoles.  La journée avait été chaude, le soleil rouge comme un œil de sang, inondait les champs et séchait les derniers foins coupés des [???] de sa lumière torride. Ce calme plat, cette chaleur équatoriale présageaient la tempête, le malheur.  Vers midi, apparut au sommet des montagnes, à l’horizon, un point bleuâtre et sombre comme elles.  Bientôt ce point noir était une immense colonne sillonnée d’éclairs, et formée de nuages compacts qui s’entrechoquaient, se bouleversaient dans les airs comme poussés par un vent impétueux. Le calme régnait encore sur nos champs, à peine les feuilles des trembles frémissaient comme à l’approche de la tempête.  On entendit d’abord un bruit sourd et lointain, un bourdonnement continu de tonnerre, un grondement d’orage.  La foudre se rapprochait, les éclairs augmentaient et la colonne menaçante s’élargissait au firmament. Tout le monde contemplait cette scène grandiose, le cœur serré. On vit alors au loin les arbres se tordre violemment, quelques grosses gouttes de pluie commencèrent à tomber sur les toits, un [???] après la tempête rageait dans les vallons de L’Avenir. Le vent, la grêle, la foudre rivalisaient de fureur, partout on entendait le son argentin des vitres

En 1946, un concitoyen ingénieux, M. Hilaire Blanchet, soumit à la compagnie J.A. Gosselin Ltée une idée pour la création d’une machine à mouler et envelopper le beurre qui permettait d’anticiper d’excellents résultats. Une bonne part du succès dans cette invention revient à M. Gaspard Lemay, alors dessinateur, qui fut adjoint à M. Blanchet pour concrétiser les idées ingénieuses de ce dernier. Après deux années d’essais et de mise au point, la machine Blanchet était mise sur le marché. Pour cette invention ainsi que celle de la baratte Gosselin, plusieurs voyages et ententes sont signées partout dans le monde entre 1953 et 1969 pour des droits exclusifs de fabrication : États-Unis, Angleterre, France, Allemagne, Hollande, Belgique et même Nouvelle-Zélande et Australie. Pendant ces années, différentes transactions sont signées et mènent à des changements de noms. En 1959, il y a fermeture de la fonderie et transactions en vue d’acquérir la Trottier Inc. L’année suivante, le 24 octobre, Raoul Désilets cède 113 actions de la Trottier Inc. À la compagnie J. A. Gosselin Ltée par convention privée; le 1er décembre, il cédera officiellement ces actions dont une à Robert Bernard. En 1961, la J. A. Gosselin Ltée est acquise par la Acer, McLernon

En 1883, Joseph Anselme Gosselin déménage de Ste-Pie-de-Bagot à Drummondville pour s’y établir et y exercer son métier de ferblantier. Il s’associe en 1885 à son frère Origène pour créer la fonderie des Gosselin et d’autres documents mentionnent 1887 pour la fondation de la Fonderie Gosselin et frères. En 1900, il achète la Fonderie de Drummondville, déjà existante depuis 1887, dont le propriétaire  était le notaire Joseph-Ena Girouard. Victime d’un incendie en 1900, l’entreprise renaît de ses cendres en 1902 et prend désormais le nom de J.A.Gosselin Ltée, avec le docteur Gill comme président et Joseph A. Gosselin comme gérant. Il y dirigea les affaires de la compagnie jusqu’à sa mort en 1919, alors qu’il fut remplacé par son frère Origène. À ses débuts en 1887, la fonderie fabriquait des machineries diverses pour moulins à scie et des engins à vapeur. Lorsque la compagnie est devenue J.A.Gosselin Ltée en 1902, elle ajouta la fabrication de machinerie et accessoires pour l’industrie laitière, secteur en plein développement. En plus de l’outillage pour les beurreries et les fromageries, elle s’occupait aussi de la réparation des machines agricoles dans la région. Administrée par M. Origène Gosselin après le décès de son fondateur, elle fusionna en 1924 avec

Félix Lauzière et Marie-Anne Lépine sont nés à Saint-François-du-Lac, situé à l’embouchure de la rivière Saint-François sur le fleuve Saint-Laurent. Ils célébrèrent leur mariage en 1912 dans ce même village, tout comme depuis 1698 les 5 générations de la famille Lauzière. En amont de leur village natal, sur la Saint-François, une ville fondée depuis 1815 par le major-général Heriot est sur le point de prendre une expansion économique et territoriale hors du commun. Cet  emplacement se nomme Drummondville et son petit centre-ville se colle sur la rivière, au pied de ses rapides. C’est dans les années 1910 et 1920 avec la construction d’un barrage hydro-électrique et de plusieurs usines pour supporter l’effort de guerre que cette ville prendra un essor foudroyant. Qui dit usines dit travailleurs et qui dit travailleurs dit maisons. Félix, ayant adopté le métier de menuisier comme son père Joseph, décide d’emménager dans ce nouvel eldorado. C’est son père qui fabriquera les portes et les fenêtres de sa première maison, en «asbestos»  sur le chemin du golf à l’ouest de la ville. Les premiers enfants verront le jour dans les années 1915. La petite ville de Drummond prend de l’expansion et nous voyons apparaître plusieurs villages ou quartier autour du centre-ville.

Après sa fondation en 1815, Drummondville a connu des débuts difficiles. Le canton de Grantham fut officiellement constitué en 1800, mais ses premiers habitants n’occupèrent la région qu’à partir de 1815. Ceux-ci se recrutaient surtout dans les rangs de soldats démobilisés revenant au pays après le conflit anglo-américain de 1812. Une grande partie du canton fut ainsi cédée au major-général George Frederick Heriot et à ses soldats. Les débuts furent plutôt timides; de 500 qu’elle était en 1816, la population n’atteignait pas 1500 personnes au début du XXè siècle et gravitait autour de 2500 vers 1914. Un feu ravagea la majeure partie du village en juin 1826. Dix années de durs labeurs se voyaient ainsi anéanties en l’espace de quelques heures, obligeant les colons à tout rebâtir. Le nombre de familles résidentes chuta drastiquement, passant de 375 en 1889 à 210 en 1902.Certaines manufactures fermèrent leurs portes, gonflant les rangs des chômeurs et forçant ces derniers à gagner la Nouvelle-Angleterre qui leur offrait de meilleures perspectives d’emplois. De plus, deux incendies majeurs frappèrent distinctement, à une année d’intervalle, le presbytère et l’église St-Frédéric. Il fallut attendre cinq ans pour assister aux premiers travaux de reconstruction. Avec la nouvelle église renaissait l’espoir d’un avenir