Joseph-Germain Lampron est né le 4 juin 1909 à Ste-Monique. Il étudie à Nicolet puis à Montréal et débute sa carrière comme horloger sur les chantiers maritimes de Sorel, pour le gouvernement fédéral. En 1933, il épouse Alice Lebrun de St-Pierre de Sorel, puis vient s’installer à Drummondville pour démarrer sa propre entreprise. C’est à l’automne 1935 qu’est inaugurée la Bijouterie J.G. Lampron.  D’abord située sur le 3e rang (dans la portion qui correspond aujourd’hui à la rue Demers), cette bijouterie affiche une assez bonne croissance pour que son propriétaire décide de faire construire une nouvelle et moderne boutique à l’angle des rues St-Marcel et St-Jean en 1948. M. Lampron est un homme très engagé socialement. Chevalier de Colomb, membre de la Société St-Jean-Baptiste, il cumule divers mandats de présidence à la Corporation des Horlogers-Bijoutiers de la Province de Québec, à la Ligue du Sacré-Cœur et à l’Association des Hommes d’Affaires du Centre de Drummondville. Il s’illustre aussi dans la vie politique à titre d’échevin de Ville St-Joseph. À la fin des années 1940, M. Lampron multiplie les publicités dans les journaux. Argenterie, horlogerie, bijoux de luxe ou vaisselle haute gamme attirent une clientèle fidèle qui bénéficie d’un mode de paiement différé

À l’hiver 1536, une « Grosse maladie » (le scorbut) frappe cruellement l’équipage de Jacques Cartier. Des cent dix hommes cantonnés sur les rives de la rivière Sainte-Croix (aujourd’hui rivière Saint-Charles) à Stadaconé, vingt-cinq sont déjà décédés et le sort des survivants est pratiquement désespéré. Au hasard d’une promenade sur la glace, le capitaine rencontre Domagaya qui lui apprend comment, avec les feuilles et l’écorce d’un arbre, il s’en est lui-même guéri. En sa langue, cet arbre se nomme « annedda ». Un miracle, « un vrai et évident miracle » se produit ! En quelques jours, les moribonds recouvrent la santé; l’un des compagnons atteint de grosse vérole (syphilis) en aurait même été soulagé. Depuis près de cinq siècles, cette plante miraculeuse hante notre imaginaire québécois et se dérobe à l’investigation des chercheurs. Historiens, botanistes et ethnologues en débattent encore de nos jours. Alors que Marie-Victorin opte pour l’épinette blanche (Picea glauca (Moench) Voss), l’ethnobotaniste Jacques Rousseau, en 1954, publie la première étude (L’annedda et l’arbre de vie) minutieusement documentée sur le sujet. Divers aspects sont pris en considération : linguistique, historique, folklorique… Au terme de son analyse, le thuya occidental (Thuja occidentalis L.), affublé du nom d’arbre de vie dès le XVIe siècle

En juillet 1915, alors que la population de Drummondville fête le 100e anniversaire de fondation de son paisible hameau, le maire Alexandre Mercure annonce la construction prochaine d'un gigantesque complexe industriel destiné à la fabrication d'une poudre à canon sans fumée.  Une usine qui va embaucher jusqu'à 2500 personnes d'abord recrutées auprès des cultivateurs et des ouvriers de la région.  On fait également appel à des immigrés qui arrivent à Drummondville en train, à raison de 100 à 150 hommes, femmes et enfants par jour.  Ce sont des immigrants d'origines britannique, italienne, polonaise et russe.  L'usine est en activité 24 heures sur 24, six jours par semaine. On doit songer aux enfants qui errent dans ce tourbillon d'activités.  Dans un local loué 20 $ par mois d'Esdras Dumaine, la Commission scolaire de Grantham ouvre l'école de la Poudrière en septembre 1916.  Cette école est confiée à deux institutrices de mérite mais, au dire de l'inspecteur, «il en faudrait trois vu le grand nombre d'élèves de différentes capacités qui la fréquentent».  Faute de pouvoir monter des cloisons permanentes, on divise l'espace à l'aide de rideaux. Dans son rapport aux commissaires, à la fin de l'année scolaire 1916-1917, l'inspecteur note: «J'ai constaté un déplacement de

C’est en 1900 que Joseph-Eugène Marchand naquit, orphelin de père. C’est sa mère, Alma Bouchard, qui s’occupa du magasin général situé à Notre-Dame-de-Lourdes jusqu’à la majorité d’Eugène. Il épousa, en 1924, Blanche Cadotte et ils eurent 7 enfants, soit 4 filles et 3 garçons. En 1939, Eugène décida de venir s’établir à Drummondville avec sa famille. Il ouvrit une cour à bois qu’il exploita sous le nom de Marchand. Plus tard, il rencontra un ami qui lui conseilla de fabriquer des stores vénitiens. C’est donc en 1945 qu’il vendit sa cour à bois qui, fait à remarquer, sera convertie par le nouveau propriétaire pour devenir Marchand Petroleum. Cette transaction permit à J.E. d’acheter la machinerie pour fabriquer des stores. C’est ainsi qu’avec l’aide de ses fils et de quelques employés, il fonda son entreprise qui sera connue plus tard sous le nom de J.E. Marchand Ltée.  Il installa ses locaux dans sa cour arrière, au 319, rue Saint-Jean. Au début, on y fabriquait des stores horizontaux en bois qu’on vendait à la pièce. Très vite, J.E. diversifia ses produits et fabriqua des stores en métal et en aluminium, et ensuite, ajouta des toiles et des tringles pour les rideaux. Un peu plus tard,

À toutes les époques et dans toutes les sociétés, il est courant d’observer un nombre plus ou moins grand de crimes et de délits, commis par des gens mal intentionnés ou parfois réduits à l’indigence par la situation économique.  Ce contexte explique peut-être en partie les petits méfaits commis à Drummondville (12 000 habitants en 1931) à l’époque de la crise économique des années 1930.  En voici quelques exemples rapportés dans l’hebdomadaire La Parole. Un jeune homme qui était sur le point de se marier a été condamné en avril 1929 à trois mois de prison après avoir été surpris en train de voler des poules.  On le soupçonnait depuis longtemps d’être l’auteur de vols considérables de poules dont étaient victimes les cultivateurs de Saint-Germain et de Drummondville. Un résident d’Henrivassal (Sainte-Thérèse) entreprit toute une expédition en 1932 : il commença par voler un cheval dans le 5e rang et une voiture hippomobile à Drummondville.  Ainsi équipé, il était parti à l’aventure avec sa femme et ses sept enfants avant d’être arrêté à Beauceville, à plus de 200 km de son point de départ. Un individu du village Saint-Joseph qui avait battu une vache au point de lui casser une patte et une corne fut

Saviez-vous qu’il y a presque deux cent ans, le premier chemin de fer était officiellement ouvert entre Saint-François-du-Lac et Drummondville? Le 25 janvier 1816, un an après la fondation de Drummondville, la Gazette de Québec publie un article sur le sujet. Plus tard, le 25 janvier 1870, le notaire Geoffrion rédige un contrat entre la compagnie RDA et L.-A.Sénéchal pour que celui-ci construise un pont de chemin de fer sur la rivière Saint-François, avec un passage pour les voitures et les piétons. En 1927, un nouvel hôpital ouvre ses portes également un 25 janvier, dans un immeuble moderne, situé sur la rue Brock. Le nouvel édifice d’une capacité de 18 lits et qui comprend une salle d’opération, est construit à partir des matériaux recyclés de l’hôtel Duclos de Saint-Germain. Cette initiative du chanoine Melançon répondait au besoin urgent d’espace de l’ancien couvent. Le Dr Arthur-Ubald Rajotte est réélu maire de Drummondville par acclamation, pour un deuxième mandat consécutif, en 1940. Le Dr. Rajotte est aussi député de Drummond à l’Assemblée nationale. De plus, le journal La Parole rapporte que deux citoyens, le Dr Dansereau et M. Dominique Courchesne, ont failli devenir candidats au Conseil municipal le 25 janvier de cette même année, date

« Il nous fait plaisir d’apprendre la prochaine venue de Mme Edouard Bolduc dans notre ville. Tous connaissent Mme Ed. Bolduc pour l’avoir entendue chanter au Radio ou sur les disques « Starr ». Elle est accompagnée par une troupe de premier ordre et le programme sera des plus intéressants.  Ce sera une soirée de Folklore canadien avec des chansons du bon vieux temps, de la musique à bouche, de la bombarde, du violon, des danses de gigues, etc., etc. Nous apprenons que la Troupe Bolduc se prépare pour une grande tournée dans la Nouvelle-Angleterre (États-Unis) après le Carême. Donc, c’est une bonne fortune pour notre population d’avoir cette troupe pour un soir. Le programme de cette soirée canadienne est superbe : Mme Edouard Bolduc vous chantera ses dernières créations; elle jouera de la musique à bouche, de la bombarde, du violon, etc., etc. M. Raoul Gagné, un artiste dramatique de talent des principaux théâtres de Montréal, chantera une chanson de genre « Vieillir c’est souffrir » et une chanson comique « Les menteurs ». M. Doiron, fameux danseur de la Gaspésie, dansera ses fameuses gigues anciennes. M. Paulo Nantel, un autre artiste de Montréal, vous fera rire avec ses sketchs comiques et ses chansons. Mme Ed. Bolduc et

Germaine Guévremont LeMaire était la fille de J.R. Guévremont, commerçant et hôtelier. J.R. Guévremont construisit l’Hôtel Windsor situé sur la rue Lindsay à Drummondville, en 1932. L’hôtel est connu aujourd’hui sous le nom de l’Hôtel Normandie. La maison LeMaire Fourrures,  située au 673 du Boulevard Mercure, fut construite par Alexandre Mercure, commerçant de bois. J.R. Guévremont en fit l’acquisition le 28 avril 1944 au coût de 8,000.00$. Elle abrita le commerce de fourrures durant  plus de 40 ans. Madame LeMaire négociait ses « pelleteries »  entre autres chez Amsel et Amsel et chez Novack Furs à Montréal. N’ayant pas d’automobile, elle voyageait en train ou assez souvent en taxi avec monsieur Edgar Léveillé.  Au retour, elle arrêtait chez Honey Dew, rue Sainte- Catherine, pour se payer une petite liqueur. Pour accompagner son épouse, Hermas opéra une visonnière, sur le Chemin Hemming. Il y construit, à l’arrière du magasin, une voûte pour l’entreposage des manteaux de fourrures : manteaux de castor, manteaux de mouton de perse, de chat sauvage, de renard argenté, de vison, ainsi que d’autres articles de fourrure. On pouvait y entreposer jusqu’à 4 000 manteaux. La maison LeMaire Fourrures fit le bonheur de plusieurs belles de Drummondville et de la région, pour qui l’achat d’un beau

En octobre 1931, voyant la prospérité évidente de Drummondville, Madame Noël Dion choisit de déménager son commerce, qu’elle avait démarré à Granby en juin 1930.  Elle l’installe d’abord à l’angle des rues St-Jean et St-Marcel où se trouve aujourd’hui la Caisse Populaire. Le commerce porte alors le nom de magasin « Mme N. Dion ». Moins de deux ans après son ouverture, le fils de madame Dion, Gérard Dion, doit prendre la relève lorsque la santé de sa mère se détériore. La même année, en 1933, on construit un nouveau magasin, Mme N. Dion & Fils, sur le coin opposé de l’intersection du quartier Saint-Joseph. Si, à ses débuts, on y retrouve seulement du tissu vendu à la verge (au mètre) et très peu de vêtements pré-confectionnés, d’autres marchandises vont rapidement s’ajouter : draperies, lingerie de maison, patrons, vêtements pour hommes, femmes et enfants, lingerie et accessoires, cadeaux de bébé. On le décrit d’ailleurs comme le plus grand magasin de « marchandises sèches » de la ville! Le magasin du quartier St-Joseph connaît un si grand succès qu’on doit agrandir à trois reprises : en 1935, 1940 et 1946. Le 24 mai 1951, un terrible incendie ravage le commerce et cause plus de 125 000$ de perte. Sans attendre,

Vallonné et ponctué de remarquables monuments asymétriques, le cimetière St. George se résume avant tout comme un centre d’archives à ciel ouvert.  En effet, pour peu que les monuments aient résisté à l’usure du temps, ils révèlent un pan d’histoire d’autant de familles de foi protestante qui reposent en ces lieux. Bien qu’en retrait de la circulation, l’obélisque Duncan et son enclos attirent inévitablement le visiteur, admiratif du raffinement de l’aiguille en marbre et de l’exécution complexe de sa grille forgée il y a 150 ans.  Aux atouts esthétiques s’ajoutent des bribes d’histoire gravées sur le socle du monument.  Une première inscription fait référence aux patriarches Duncan venus d’Irlande, vers 1825, accompagnés de neuf enfants : In memory of Andrew Duncan a native of Donemana County Tyron Ireland died 9 November 1841 Aged 72 years and of Rebecca Blayney his wife died 15 February 1866 Aged 87 years. Une deuxième inscription rappelle la disparition tragique de la benjamine de la famille, prénommée Rebecca comme sa mère : Drowned accidentally Nov. 1821 Rebecca fifth daughter of Andrew Duncan and Rebecca Blayney his wife.   La noyade aurait eu lieu vraisemblablement avant l’arrivée de la famille dans la région. Une troisième inscription témoigne du décès d’une mécène de