La ville de Drummondville connaît une période difficile sur les plans économiques et industriels au cours de la fin des années 1970 et du début des années 1980. La ville parvient toutefois à se redynamiser vers la fin de la décennie grâce à des investissements industriels majeurs de plus de 100 millions de dollars sur le territoire de la municipalité. En comparaison, ce montant s’élevait à seulement 58 millions pour l’année précédente. Plusieurs facteurs expliquent cette montée, dont la vente de terrains industriels. Parmi cela, le projet de la construction du centre commercial Les Promenades Drummondville constitue un événement majeur, faisant passer à lui seul ces investissements de 21 millions en 1987 à 72 millions de dollars en 1988. Il aura fallu plus de dix ans avant que la rumeur de la construction de ce centre d’achat se concrétise. Le projet est endossé par le Groupe Westcliff, alors présidé par M. Irwin Adelson, et prévoit occuper plus de 410 000 pieds carrés sur un terrain de 1,5 millions pieds carrés. La mairesse Francine Ruest-Jutras assure donc la signature des derniers documents le lundi 3 août, qui conviennent de faire passer le taux de participation de Westcliff dans les travaux d’infrastructure de 15% à 25%. La firme

  L’histoire de la municipalité de Saint-Félix-de-Kingsey ne commence pas avec la ratification canonique et civile du lieu, respectivement en 1859 et 1860, mais bien avec l’arrivée des premières familles de pionniers. Parmi ceux-ci, le premier colon loyaliste, William Edward Wadleigh, s’y installe avec sa famille dès 1800. Ce dernier quitte sa ferme de Danville, au Vermont, avec sa femme et ses sept enfants pour s’établir à Lennoxville. N’étant pas satisfait des terres au confluent des rivières Massawippi et Saint-François, il décide de continuer son chemin jusqu’en territoire abénaquis, là où James Rankin avait précédemment arpenté, en 1792, ce qui deviendra quelques années plus tard, le canton de Kingsey. Le cimetière Maplewood, situé sur le chemin de la rivière Saint-François, est l’un des plus anciens vestiges nous venant de ces premiers habitants. Nous pouvons d’ailleurs y trouver la sépulture du premier « enfant blanc né à Kingsey », soit le jeune Rufus Wadleigh (1802-1839) ainsi que celles de ses parents Mary Blasdel (1765-1806) et William Edward Wadleigh (1761-1840). La valeur historique de ce lieu est inestimable considérant ses nombreuses pierres tombales datant de la première moitié du XIXe siècle. Celles-ci mettent en lumière l’aventure des tout premiers arrivants, révélant leurs années de naissance, de décès,

  Entre les deux Guerres mondiales, l’industrie du cirque américain connait de grands moments, bénéficiant de l’engouement des années folles, de la popularité du vaudeville, et de la montée du capitalisme de consommation. Malgré la crise économique de 1929, le Cole Brothers Circus, réussit à se démarquer de certains géants américains tels que les Ringling Brothers. Seulement six mois après sa création, en 1934, ce cirque devient l’un des plus importants des États-Unis grâce au génie de deux hommes d’affaires, Jess Adkins et Zack Terrell. En juin 1938, le Cole Brothers Circus débarque à Drummondville. Le spectacle compte parmi ses têtes d’affiche le plus grand dompteur d’animaux de l’époque, le célèbre Clyde Beatty, ainsi que l’étoile renommée des films de Cow-Boys, Ken Maynard. Il y est présenté également nombre d’acrobates, de casse-cous et de trapézistes, tels que la troupe Gretona, les Flying Harolds, les Peerless Illington, et l’automobiliste Florenzo. L’un des numéros de la famille Gretona, par exemple, implique une bicyclette et trois acrobates : le premier pédalant sans toucher au guidon, le deuxième se tenant debout sur ses épaules, et le troisième, en équilibre sur le guidon la tête en bas et les jambes en l’air. Le tout se passe sur un

La fin de la Deuxième Guerre mondiale laisse la plupart des belligérants d’Europe considérablement affaiblis, voire dévastés. Deux pays se démarquent alors comme étant les nouvelles puissances mondiales, soit les États-Unis et l’U.R.S.S. La conclusion du conflit amène ces deux anciens Alliés à s’opposer pour le partage de l’Europe… puis du monde. Dans cette ambiance tendue, agitée par la crainte d’une guerre nucléaire, les États-Unis et l’Union soviétique se lancent dans un affrontement global, alimenté entre autres par une dichotomie idéologique. Aux États-Unis, cette lutte prend des proportions inquisitrices : sous le sénateur Joseph McCarthy, la chasse aux communistes s’apparente à une véritable chasse aux sorcières. La « Peur Rouge » s’étend ainsi à tous les domaines de la vie politique, économique, et culturelle, et ce, jusqu’à Drummondville. Qui dit lutte idéologique, dit aussi propagande massive, tel que nous pouvons le voir dans le journal La Parole de 1957. En effet, c’est aux côtés d’annonces de films alors à l’affiche au Capitol, et à saveur souvent patriotique, telles qu’« Away All Boats » ou « The Return of Captain America », que plusieurs articles de journalistes comme W.N. Ewer et Richard Scott, prennent vivement position contre le communisme. Ce qu’il faut savoir, c’est que l’année 1956 fut, tel que le