Lorenzo Gervais naît à Sainte-Sophie-de-Lévrard, une petite municipalité du Centre-du-Québec, le 13 août 1897. Fils de Philippe Gervais, cultivateur, et d’Élise Nault, Lorenzo grandit avec ses frères et sœurs dans la maison familiale de Sainte-Sophie, puis à Pierreville, dans le comté de Nicolet-Yamaska. Il évolue, comme la plupart des Canadiens-français, au sein d’une famille catholique et pratiquante. Ses sœurs, Philia et Anna, quittent d’ailleurs le foyer très tôt pour le Noviciat. Une fierté pour ses parents, mais un départ douloureux, tout de même. Puis, l’année 1914 est marquée par le début d’un conflit majeur en Europe, la Première Guerre mondiale. L’Empire britannique, dont le Canada fait partie, est en guerre contre les empires allemands et austro-hongrois. Les Canadiens sont alors appelés à participer à l’effort de guerre britannique. Au départ, les volontaires sont nombreux, puis les méthodes de recrutement deviennent insuffisantes. En 1917, le gouvernement conservateur de Robert Borden promulgue la conscription. À ce moment, Lorenzo Gervais n’a que 20 ans. Il mesure 5 pieds 5 pouces et pèse à peine 120 livres. Souffrant d’un mal inconnu, le jeune homme consulte un médecin de la région, le docteur Masson, qui sans lui donner de précision sur son état de santé l’assure qu’il

Le 22 août 1950, les quelque 125 000 employés du Canadien National (CN) et du Canadien Pacifique (CP) entrent en grève et réclament de meilleures conditions de travail. Le conflit paralyse les deux réseaux ferroviaires du pays durant neuf jours et se conclut par l’intervention du gouvernement fédéral et le décret d’une loi spéciale forçant le retour au travail des cheminots. La population déraille À Drummondville, comme ailleurs, les gares de chemins de fer sont désertes et les employés du CN et du CP, au nombre d’une cinquantaine environ, sont solidaires à leurs compagnons du reste du pays. Dans le journal La Parole du 24 août 1950, un journaliste mentionne toutefois qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter et qu’il est évident que la grève ne durera qu’une semaine tout au plus. Moins optimiste, la population en général semble s’inquiéter des conséquences que pourrait avoir un arrêt de travail prolongé sur l’économie de la ville. Après trois jours, le débrayage ne cause toujours pas d’ennuis sérieux, mais il donne tout de même naissance à bien des commérages. On craint, par exemple, que la grève des travailleurs du rail n’affecte les industries locales au point de les obliger à ralentir leur production et à

À la suite de négociations infructueuses débutées à la fin de l’année 1975 entre les parties syndicale et patronale de la Canadian Celanese Limited de Drummondville, les quelque 1500 employés de l’usine sont mis à pied par la compagnie le 26 avril 1976. S’ensuit alors l’un des plus longs conflits de travail de l’histoire de notre ville. Pour de meilleurs salaires Dès l’annonce de la mise à pied, les travailleurs de la Celanese, représentés par la Confédération des syndicats nationaux (CSN), établissent un système de piquetage à l’entrée de l’usine et forment différents groupuscules qui veilleront, entre autres, à la surveillance, l’information, la négociation et l’organisation de la lutte syndicale tout au long du conflit. Appuyés sur un document choc préparé par la CSN et relatant les conditions salariales inacceptables offertes par la Celanese à Drummondville, les ouvriers poursuivent leur action, et ce même après la levée du «lock-out» survenue en juillet, par une grève qui aboutit en une émeute marquée par la violence et le désordre. La tension monte Après six mois d’arrêt de travail, de tergiversations, de négociations et de tentatives de médiation qui ont toutes échouées, la tension entre les grévistes et les dirigeants de la Celanese est à son paroxysme.

     Le 16 février 1948 en soirée, les quelque 400 ouvriers de la Butterfly Hosiery Company Limited, une entreprise de Drummondville spécialisée dans la fabrication de bas de soie, quittent la manufacture et déclarent la grève. Par cette action, ils réclament une nouvelle convention collective qui tarde à être signée et qui leur assurerait de meilleures conditions de travail. Le débrayage dure 7 semaines et se ponctue d’un seul incident majeur, soit la molestation de M. L.W. Marceau, le surintendant de l’usine. Une ligne de piquetage tricotée serrée      Le lendemain du débrayage, le piquetage s’organise et les seules personnes admises à la manufacture sont le gérant, l’assistant-gérant, l’ingénieur, le gardien et le préposé à l’entretien. Tout se passe dans l’ordre. Un seul incident notable se produit alors que M. Marceau tente de franchir la ligne de piquetage des grévistes pour entrer à l’usine. Il est alors encerclé et «reconduit» à la gare du Canadien National où on le force à prendre le train en direction de Montréal.      Si les journaux de l’époque restent muets quant aux circonstances de cet événement, une note manuscrite tirée du fonds d’archives de Mme Thérèse Janelle est assez révélatrice : «Vers 5 heure, L.W. Marceau sortait de

Dans le cadre des fêtes qui souligneront le 200e anniversaire de Drummondville, la Société de généalogie et la Société d'histoire ont mis sur pied un vaste chantier d'identification des descendants-es des vétérans qui se sont établis définitivement dans la grande région de Drummond en 1815. Qui étaient au juste ces hommes de guerre? C'étaient des soldats et des officiers méritants ayant participé à la guerre de 1812-1814 qui répondaient à l'invitation de la Couronne britannique de fonder une colonie agro-militaire dirigée par le lieutenant-colonel Frederick George Heriot. Quelles conditions devaient-ils remplir? Ils devaient défricher quatre acres de terres et bâtir maison sur une période de trois ans.  Un ancien soldat recevait ainsi un lot de 100 acres, alors qu'un sergent avait droit à 200 acres et un capitaine de 500 à 600 acres. Combien d'entre eux se sont établis définitivement sur le territoire maintenant désigné sous le nom de MRC de Drummond? À la suite de recherches obstinées dans les archives militaires et dans les registres fonciers et paroissiaux, l'historien Maurice Vallée a dressé une liste de 166 vétérans qui ont rempli toutes les conditions pour l'obtention des titres de leur propriété (lettres patentes).  Et ce sont les descendants-tes de ces 166 vétérans concessionnaires qui habitent

L’inauguration officielle de la Canadian Celanese Limited de Drummondville a lieu le 13 septembre 1927. Dès sa fondation, les dirigeants de l’usine organisent un club de soccer, puis, rapidement, des équipes de tennis, de croquet et de hockey lui emboîtent le pas. C’est ainsi qu’en 1928, afin de mieux structurer les activités sportives de ses employés, l’usine met sur pied le «Celanese Sports Club». Aussitôt créé, le nouveau comité forme des ligues de baseball, de balle-molle, de hockey, de soccer et de quilles. Des équipes sportives sont alors formées dans les différents départements de l’usine et s’affrontent lors de parties amicales. Désireuse de s’impliquer davantage, la Celanese dépense de grosses sommes d’argent afin de procurer à ses employés et à la population en général une grande diversité d’installations sportives. En plus d’une patinoire, elle aménage, entre autres, un terrain de baseball sur ses propriétés. Les meilleurs joueurs s’y démarquent rapidement et l’on décide de former une équipe « d’étoiles» qui se joindra à différentes ligues de la région et de la province, dont la prestigieuse Ligue Provinciale. On dit même qu’afin de maintenir une bonne réputation au Québec, la Celanese recrute dans d’autres usines les meilleurs sportifs de la région en les

C’est sous la thématique «s’unir et tenir» que la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) du diocèse de Nicolet se constituait en fédération lors d’un Congrès tenu à l’école Saint-Frédéric de Drummondville, les 26, 27 et 28 mai 1944. À cette occasion, huit sections paroissiales déjà existantes ont décidé de réunir leurs effectifs en un front commun pour la défense des intérêts des Canadiens français.      La SSJB de Nicolet se définit alors comme un organisme sans but lucratif qui distribue ses bénéfices à la collectivité par l’entremise de divers projets relatifs à la promotion de la langue française, l’histoire du Québec, la pratique des arts et la sauvegarde du patrimoine centriquois. Le rôle des sections paroissiales est de prolonger l’action de la Centrale dans tous les milieux du diocèse et de promouvoir l’éducation nationale et patriotique à l’occasion de divers événements, tels que des concours de français, d’affiches commerciales et des parades.      En 1954, dans l’optique de réaliser ses objectifs, la SSJB de Nicolet lance L’Écho, un bulletin périodique d’information sur l’actualité politique et les débats relatifs à l’usage de la langue française. En 1958, elle fait construire, à Drummondville, un immeuble de deux étages à l’angle des rues Saint-Damase et Notre-Dame afin

En 1938, devant l’imminence d’une nouvelle guerre, le Ministère de la Défense nationale se tourne vers Drummondville pour y fonder une unité de l’armée de réserve. La tâche d’organiser et de former la 19e Compagnie de génie (de la Royale Canadian Engenieers) est alors confiée à M. Dominique Courchesne, un citoyen bien en vue, à qui l’on attribue le grade de major. Les premiers pas cadencés Un premier manège militaire temporaire est alors érigé sur la rue Brock, à Drummondville. M. Courchesne, le fondateur, en prend possession au début du mois de janvier 1939. Dès l’ouverture, une quarantaine de jeunes hommes s’inscrivent à cette nouvelle école de génie. Les cours s’y donnent à raison de deux fois par semaine. Outre la discipline et la rigueur, on y apprend notamment à lire les cartes et plans. Au printemps, les membres de la 19e compagnie ont l’occasion de mettre en pratique les leçons théoriques apprises durant l’hiver. En mai, ils se rendent même à Sherbrooke afin d’accompagner la Garde d’honneur à l’occasion de la visite de Sa Majesté le roi Georges VI et de la reine Elisabeth. Puis, durant l’été, ils participent pour une première fois à l’entraînement militaire annuel du camp de Petawawa.