Durant la Première Guerre mondiale, Drummondville se transforme en une méga-usine de munitions, propriété de la compagnie américaine Ætna Explosives.   En effet, dès le mois de mars 1916, dans les limites sud de la ville, un complexe industriel de quelque 135 hectares produit une poudre propulsive destinée d'abord aux canons du tsar Nicolas II de Russie.  Des milliers de travailleurs participeront à cet effort de guerre, pour la plupart des émigrés originaires des îles britanniques, de l'Italie et de l'Europe de l'Est. Une poudre dite sans fumée La poudre fabriquée à Drummondville est le résultat des recherches effectuées vers 1890 par l'ingénieur français Paul Vieille, et le chimiste suédois Alfred Nobel.  Elle se présente sous forme de plaquettes à base de fibres de coton imprégnées d'acides et de solvants qu'on désigne sous le nom de coton-poudre.  Cette découverte présente des avantages certains sur la poudre noire utilisée depuis des siècles.  Entre autres, la combustion du coton-poudre libère un gaz invisible, alors que la poudre noire dégage une fumée noire (riche en oxyde de carbone) qui permet à l'ennemi de localiser avec précision la provenance du projectile. Disqualification du coton-poudre La commande de 3 000 000 kilogrammes de coton-poudre passée par le gouvernement russe est

Ça y est, nous y sommes enfin! Cette année, nous célébrerons avec faste et pompe le bicentenaire de Drummondville. Cet anniversaire est une belle occasion de se raconter à nouveau l’histoire de cette petite colonie devenue village, puis ville, maintenant âgée de 200 ans! Dans le cadre des festivités de ce deuxième centenaire, la Société d’histoire de Drummond, en collaboration avec l’Amical du 6e Bataillon Royal 22e Régiment, est fière de vous présenter, chers lecteurs, une série de dix chroniques sur l’histoire militaire de notre ville. Cette série fera office de complément à l’exposition « Les deux cent ans de vie militaire de Drummondville : de Heriot au Royal 22e Régiment », dévoilée au Manoir Trent dès juin 2015. Drummondville a été fondée en juin 1815 par le lieutenant-colonel Frederick George Heriot et un groupe de militaires licenciés ayant participé à la Guerre de 1812 contre les Américains. Les canons et les mousquets s’étaient tus et la paix, signée à Gand, avait libéré des ressources humaines importantes prêtes à être utilisées dans une nouvelle tentative de colonisation. À Londres, les autorités britanniques décidèrent alors d’établir une base militaire et agricole sur les rives de la Saint-François, puisque cet endroit représentait un double intérêt

Au début du 20e siècle, une figure se démarque particulièrement des quelque 1450 âmes que constituent Drummondville; l'avocat Napoléon Garceau, fraîchement arrivé à Drummondville, choisit  de s'impliquer activement pour favoriser son intégration à la population. Il lance un hebdomadaire, La Justice, dans lequel il informe ces concitoyens de tous les détails de l'administration municipale, des événements importants, des distinctions de certains et des allées et venues de d'autres. Ce qui a piqué notre intérêt de façon particulière est sa vision du développement de sa ville d'adoption. De 1815 à 1900, Drummondville a bien connu quelques tentatives d'industrialisation, avec l'exploitation forestière et les Forges McDougall, mais ses progrès sont encore très timides. Malgré cette situation économique stagnante, Napoléon Garceau a la foi et la confiance de voir Drummondville prospérer. Ainsi, il s'enquière de féliciter chaque pas dans la direction du succès. Il écrit dans La Justice du 15 mai 1903: " Si Drummondville ne prospère pas généralement, il y a cependant certaines personnalités qui savent s'ouvrir un chemin à travers l'apathie générale, et prendre les devants dans la voie du commerce. M. E.N. Turner, marchand-tailleur, de Drummondville, est de ce nombre. Ce monsieur vient d'augmenter considérablement son commerce, en ouvrant un salon spécial

Le «service et la qualité». Ces deux mots trottaient dans la tête d’Émile Robichaud comme une chanson que l’on ne peut s’empêcher de fredonner. C’était en décembre 1941, il venait tout juste d’ouvrir l’entreprise Nettoyage Robichaud Inc. au coin des rues Loring et Brock, à Drummondville. Émile est né le 6 décembre 1912 à Sainte-Perpétue-de-l’Islet, dans la région de Chaudière-Appalaches, mais c’est en 1928 à Québec, chez P. Ferland teinturier-nettoyeur, qu’il a appris son métier. Il y a travaillé comme presseur jusqu’en 1934, avant de poursuivre ses apprentissages à Montréal, puis à Drummondville. À la fin des années 1930, Émile était engagé chez le Nettoyeur français de la rue Saint-François. C’est durant cette période qu’il fit la rencontre de Pauline Allard, avec qui il se maria le 28 juillet 1941 à l’église St-Frédéric. Puis, quelques mois plus tard, M. Robichaud se porta acquéreur du vieil édifice qui abritait jadis la boulangerie Lafontaine, rue Loring, pour y fonder son propre atelier de nettoyage. Émile s’affairait au pressage des vêtements, tandis que Pauline s’occupait de la comptabilité. Le «service et la qualité». Cette ballade, ils allaient la chanter durant de nombreuses années, si bien qu’elle allait finir par entrer dans la tête de leur

Il est fastidieux le chemin qui mène à la Ligue nationale de hockey. Robert «Bob» Pepin, âgé de 88 ans, en sait quelque chose. Durant les années 1940-1950, ce talentueux ailier droit originaire de Drummondville a connu une brillante carrière de hockeyeur au sein des filiales du Canadien de Montréal. Invité au camp d’entraînement du Tricolore en 1948 et 1949, à l’époque où la LNH ne comptait que six équipes, il est passé bien près de faire le saut chez les professionnels. Toutefois, l’entraîneur Dick Irvin ne lui en a pas donné l’opportunité à cause de sa petite stature. Pepin est né en 1926. Comme la plupart des hommes de son âge, il a appris à patiner sur la surface glacée de l’aréna que son père Victor avait fait construire sur la rue des Écoles à Drummondville. C’était en 1933. À cette époque, le hockey gagnait en popularité. Les villages des environs s’organisaient des équipes et les hommes d’affaires fournissaient aux sportifs des gilets à l’effigie de leurs entreprises. L’Aréna Drummond avait alors ouvert la voie à une génération de champions. Lorsqu’il s’y exerçait, Bob Pepin s’imaginait filer à toute allure sur la patinoire du Forum avec ses idoles de la