La ville de Drummondville a déjà donné son nom à un navire, de même que l’ancienne municipalité de Saint-Joseph, annexée en 1955 qui s’étendait principalement entre Saint-Joseph, la 6e avenue, Du Moulin et Marchand. En septembre 1939, le Canada ne possédait qu’une dizaine de navires lorsqu’il suivi la Grande-Bretagne dans le second conflit mondial. Pour palier à cette carence défensive, le gouvernement s’empressa de construire nombres de navires à travers les chantiers du pays. Comme il était d’usage, les navires étaient parrainés par leur ville éponyme qui se devait de subvenir aux besoins de l’équipage en livrant des commodités prisées par les marins, surtout à bord de ces petites corvettes inconfortables comme le St.Joseph. Le 24 septembre 1943, La Parole rapporte que le ministre de la défense nationale proposa à la municipalité Saint-Joseph de nommer un navire en leur honneur. Toutefois, un écueil se dressait sur la route. L’inscription de « Saint-Joseph-de-Grantham » était trop longue au goût du ministre, qui enjoint la municipalité à choisir entre Saint-Joseph et Grantham. Promptement, le 12 octobre suivant, le conseil municipal adopta unanimement une résolution changeant le nom de la municipalité de Saint-Joseph-de-Grantham pour celui de Ville Saint-Joseph. Selon la commission de toponymie du Québec, […] Le navire

Les agriculteurs ont traditionnellement ressenti le besoin d’un marché public pour écouler leurs produits. Déjà, dans les premiers temps du village de Drummondville, un édifice nommé « Town Hall » (la salle de la Société d’Agriculture), sert notamment à cette fin. Il s’agit d’un bâtiment d’une certaine importance, car, selon le rôle d’évaluation de 1864, sa valeur est estimée au double de celle de l’église Saint-Frédéric, soit 200$. Devenu vétuste, on le remplace en 1890 par un édifice devant servir à la fois d’Hôtel de Ville, de poste d’incendie et de marché public, dont les plans sont dressés par Francis Gauthier. Bâti près de l’église sur le site actuel du stationnement paroissial, entre les rues Brock et Lindsay, il comporte des dimensions de 100 pieds par 40. Curiosité à noter, le clerc du marché mentionne dans son rapport, que les recettes de l’année se sont élevées à l’impressionnante somme de 21$

Souvent appelé club des « raquetteurs », le club Les Pieds Légers est fondé le 2 novembre 1920 par un groupe de sportifs drummondvillois, dont le propriétaire grec du restaurant Taft, Peter Halikas, le fondateur du club Aramis. Ce dernier est un bon exemple d’intégration interculturelle réussie : il a même francisé son prénom de Peter et épousé une francophone du nom d’Irène Provencher. Même si leurs activités tournent principalement autour de la raquette, les Pieds Légers ont grandement contribué à l’organisation des sports et des loisirs à Drummondville au début du siècle. On leur doit notamment l’aménagement d’une glissoire près  de la vieille patinoire de la rue du Pont et de la pente de ski où le club possède un chalet (le club achète des toboggans qu’il prête gratuitement aux enfants). Les Pieds Légers parrainent plusieurs activités. C’est ainsi qu’en 1939, diverses courses de raquettes sont organisées. Galanterie oblige (ou sexisme, c’est selon), les femmes ne sont tenues de parcourir que 200 verges… contre 2 ½ milles pour les hommes ! À chaque dimanche, on tient aussi des soupers de fèves au lard et des « veillées du bon vieux temps » lors de la Sainte-Catherine. Certains membres téméraires du club poussent même la hardiesse jusqu’à

Au début du 20e siècle, la prédominance du textile, une industrie réputée pour ses bas salaires, a longtemps placé Drummondville dans une situation de précarité. Une compagnie comme la Southern Canada Power, qui multiplie les aménagements hydro-électriques dans la région de 1913 à 1928, et qui dispose d’un véritable monopole sur l’approvisionnement en énergie de Yamaska à Sherbrooke, a grandement contribué à ce type d’économie basée sur la présence d’un seul secteur d’activité. Prenant l’initiative de la venue de nouvelles entreprises, elle rejette les usines à forte consommation énergétique, comme les pâtes et papiers, la métallurgie ou l’électrochimie, pour favoriser les industries légères comme le cuir et le textile. À Drummondville, la construction par la compagnie de ses nouveaux barrages des chutes Lord et Hemming de 1915 à 1924, est le catalyseur du développement industriel. Sous son impulsion, vont successivement s’installer à Drummondville : la Butterfly Hosiery en 1919 (bas de soie), la Jenckes Canadian Tire Fabrics Company en 1920 (devenue la Drummondville Cotton en 1928), la Dominion Silk Dyeing & Finishing en 1923 (imprimerie de la soie), la Louis Roessel en 1924, et la Canadian Celanese en 1926. C’est à partir des années 1930 que Drummondville amorce sa diversification industrielle. C’est

Dans la région comme partout ailleurs dans le monde, les manchettes des journaux font de fréquentes mentions du passage d’objets volants non identifiés (OVNI), plus communément appelés « soucoupes volantes. » Ainsi, le 18 juin 1952, un témoin au nom prédestiné, Ernest L’Étoile, du 55 de la rue Saint-Georges à Drummondville, dit avoir vu un « corps étrange » volant au-dessus de la ville. Son témoignage est corroboré par trois autres témoins. M. L’Étoile est assis paisiblement sur sa galerie, lorsque son jeune fils de sept ans, Gaétan, lui fait remarquer « que la lune marchait. » Jetant un coup d’œil au firmament, et s’apercevant que le ciel est couvert, il en déduit qu’il ne peut s’agir de la lune. Il observe alors, à une hauteur d’environ 300 pieds, un corps circulaire de 10 à 12 pouces de diamètre (compte tenu de la distance) se déplaçant horizontalement d’ouest en est, à une vitesse d’environ 30 à 40 milles à l’heure. Ressemblant à une roue entourée de courtes flammèches, l’objet, qui serait rattaché à une masse plus sombre, disparaît bientôt dans les ténèbres… En novembre de la même année, un autre drummondvillois, qui revient du « théâtre » vers 22 heures, signale une grosse boule de feu verdâtre munie d’une

Le township de Grantham, créé le 14 mai 1800, dans lequel est formé Saint-Germain, a été ouvert au peuplement avec l’instauration, le 7 février 1792, de la tenure «en franc et commun soccage», dans les Cantons de l’Est. Les townships, dont les noms sont calqués sur ceux existants en Angleterre, ont une superficie de 100 milles carrés. Avant et après sa formation en 1800, le township de Grantham a été arpenté à plusieurs reprises: par R. Jones en 1793, Joseph Rankin en 1796, John Sullivan, Benjamin L’Écuyer et William Sax en 1815, et par l’arpenteur général Joseph Bouchette deux ans plus tard. Le fonctionnaire et marchand de Québec William Grant est le premier à obtenir des terres dans Grantham le 14 mai 1800, avec  un  octroi  de  27 200 acres. Avec une trentaine d’associés, il serait propriétaire de la moitié du township, c’est-à-dire de 129 lots, pour un total de 36 400 acres. Mais ni lui ni son gendre John Richardson, qui en hérita à sa mort en 1805, n’ont véritablement occupé les lieux. C’est grâce au lieutenant-colonel Heriot, qui a acquis une partie des lots de Richardson, que le township de Grantham est vraiment rendu disponible au peuplement. En 1815-16, Heriot fait ériger

Il y a plus de 70 ans de cela, un universitaire américain, Everett C. Hughes, a réalisé une étude très fouillée sur la société drummondvilloise pour aider ses étudiants en sociologie de l'Université de Chicago. Entre 1937 et 1940, il a effectué plusieurs séjours à Drummondville, tant en hiver qu'en été, observant le comportement des Drummondvillois qui passaient en accéléré d'une société rurale traditionnelle francophone à une communauté urbaine industrialisée, chapeautée par des anglophones. Rien n'échappe à son œil avisé: les relations entre individus francophones et anglophones, entre catholiques et anglicans, entre employés et employeurs, entre commerçants et clients, entre hommes et femmes, etc. Par exemple, il assiste avec un intérêt très marqué aux Fêtes nationales de la Saint-Jean-Baptiste, depuis le feu de joie du soir du 23 juin, la grand'messe solennelle du 24 en matinée, le défilé des fanfares et des chars allégoriques en après-midi jusqu'au feu d'artifice au Parc Woodyatt en soirée. Il note tout: la présence des dignitaires, les mouvements de foule, les absences même

En pleine course de stock car, en juin 1967, une tragédie se produit à la Piste Drummond (située sur l’actuel terrain de l’Exposition), lorsque quatre gradins de l’estrade s’effondrent, entraînant une centaine de personnes dans sa chute. L’incident se produit vers 22h30, en plein milieu du dévoilement des résultats d’une course par l’annonceur officiel Robert Thibault. Comme c’est l’habitude lorsque surviennent de telles tragédies, ce dernier demande à la foule de conserver son calme et de se diriger vers les extrémités avec sérénité. L’alerte est aussitôt lancée aux services de secours de la ville, mais les ambulanciers sont déjà sur les lieux comme c’est le cas les jours de courses dans l’éventualité d’un incident entre les bolides. Des ambulances privées sont demandées en renfort, à l’instar de celles de la Sûreté municipale et de la Protection civile. L’Ambulance Saint-Jean et les hommes de la Gendarmerie de Drummondville retirent les blessés des décombres, assistés de certains pilotes qui viennent à peine de se remettre de leurs émotions de course… Les blessés, au nombre d’une centaine, sont transportés à l’Hôpital Sainte-Croix, que ce soit par auto patrouille ou ambulance. Ils y arrivent vers 23 heures, le transport des victimes étant rendu difficile par le

Construite en 1844 grâce à la générosité des paroissiens, mais aussi de la Church Missionary Society basée en Angleterre, l’église de Syndenham s’élève sur un terrain cédé par Edmund Longmore à l’intersection de cinq routes. L'architecte William Footner a emprunté au style gothique les arcatures en pointe des ouvertures et les contreforts qui courent tout le long de l'édifice. Percé au centre du mur occidental, le portique est surmonté d'une tour dans laquelle est suspendue, depuis 1908, une cloche pesant 195 kg commandée à la fonderie Meneely. À l’intérieur, l’espace continu de la nef et du chœur favorise la liturgie de la Parole. Accolé au chevet, l'autel est baigné de la chaude lumière des trois verrières en lancette qui symbolisent la Trinité. En 1861, on recense 559 anglicans dans le canton de Kingsey. Leur nombre est nettement supérieur à celui de toutes les autres dénominations protestantes réunies. Pour s'assurer la présence permanente d'un pasteur, on construit un confortable presbytère et une écurie. Les problèmes financiers tenaillent le conseil de Fabrique dès les années 1870. Et pour cause, le nombre d’anglicans desservis par St. Paul décroît inexorablement. En 1900, alors qu'on célèbre le centenaire de Kingsey, ils ne sont plus que 78 paroissiens, la plupart très

Dans les journaux populaires de la fin du 19e et du début du 20e siècles, à une époque où la médecine n’est pas encore aussi avancée qu’aujourd’hui, on fait souvent état de remèdes miraculeux qui seraient la panacée à tous les maux. Annoncés à grand renfort de publicité, ces médicaments sont disponibles au magasin du coin ou par la poste via certains fournisseurs des grands centres. À une époque où la population est encore peu instruite, les charlatans de tout acabit font des affaires d’or ! On attribue alors toutes les maladies à une seule cause : la corruption du sang (prétexte aux fameuses saignées). Cela va des scrofules aux écrouelles (inflammation des ganglions), en passant par le chancre (ulcération de la peau), les maux de tête, les coliques, les maux de ventre ou de gorge, le rhume et la diarrhée, et même jusqu’au cancer, l’épilepsie, au choléra et aux menstruations ! Parmi ces remèdes miracle, on relève les sirops, les tisanes, jus et pilules. Pour s’assurer d’une  certaine crédibilité, on cite parfois le témoignage digne de foi d’un lointain juge de paix américain… Comme on croit encore aveuglément tout ce qui s’écrit dans les journaux, on agrémente le tout de témoignages