En nous confiant ses documents d’archives, Madame Diane Drouin, qui a été présidente de la Commission scolaire de Drummondville de 1985 à 1987, a profité de l’occasion pour nous raconter le processus de réflexion ayant mené au choix du nom de la Commission scolaire des Chênes. Une histoire très intéressante que nous vous partageons avec plaisir. En 1987, un décret gouvernemental impose la fusion des commissions scolaires primaires et secondaires de la province. Sur notre territoire, cela signifie que les Commissions scolaires de Drummondville, d’Acton Vale et de la régionale Saint-François ne formeront plus qu’une seule et même entité. Dorénavant toutes les décisions administratives devront être prises avec l’accord des trois institutions. S’ensuivent alors les délibérations à propos du nom qui identifiera le nouvel organisme. Si ce décret, effectif à partir du 1er juillet 1987, allait transformer la carte scolaire de la région, le siège social, lui, allait demeurer à Drummondville. Le vocable «Commission scolaire de Drummondville» a donc été le premier à être proposé, mais il a été rejeté aussitôt par les représentants d’Acton Vale qui ne s’y retrouvaient pas. La «Commission scolaire Saint-François», en référence à la rivière qui porte le même nom, a été la seconde dénomination à être évoquée.

La ville s’était transformée le temps de la campagne et revêtait une allure de jeunesse. Les nombreux poteaux d’électricité qui arpentent les rues principales de la ville étaient placardés d’affiches électorales. Mis en évidence, les candidats y posaient tout sourire dans l’espoir de courtiser une majorité d’électeurs. C’est sur cette toile de fond que s’est déroulée la campagne électorale en vue des élections municipales du 1er novembre 1987 à Drummondville. Une campagne trépidante La campagne allait être ardue et la lutte féroce. Élu sans opposition aux élections de 1983, en remplacement de Philippe Bernier, le maire sortant Serge Ménard briguait les suffrages pour un second mandat et se présentait devant l’électorat de 1987 avec un excellent bilan de réalisations. La plupart des observateurs de l’époque croyaient qu’en ce sens il allait être réélu sans trop de problèmes. Mais ne laissant rien au hasard, M. Ménard avait tout de même fondé un parti politique pour l’occasion et allait donc se présenter aux électeurs sous la bannière de «Drummondville en action» (DEA) avec une équipe complète de candidats. Son adversaire, Francine Ruest Jutras, se présentait quant à elle avec une équipe partielle, appuyée en cours de route par les candidats indépendants des neuf districts électoraux de

Premièrement parce que le sans fils protège contre tout risque de brûlures, de cheveux desséchés, rougis, endommagés. Même une coiffure distraite ou négligente ne peut endommager ou brûler les cheveux, si elle emploi une machine LIDO. Voilà ce que nous pouvions lire sur la publicité du salon de coiffure Lido, alors situé au 109 rue Heriot, à Drummondville, en 1936. L’entreprise de Mlle Rachel Loiselle se retrouvait parmi bien d’autres inscrites dans le Guide du commerce de la Cité de Drummondville, dont 3000 exemplaires étaient distribués auprès des citoyens. « Que vous soyez blonde ou brune, vous serez entièrement satisfaite du permanent Lido. Parce qu’avec Lido, vous avez le confort et la sécurité. Il nous semble évidemment difficile de donner des détails plus explicites sur le Salon de coiffure LIDO, que ceux donnés dans l’annonce ci-contre. Cependant, nous pouvons dire en toute franchise que mademoiselle Loiselle, propriétaire du salon Lido, connaît son affaire, lorsqu’il s’agit de donner un permanent. C’est qu’elle a fait les études nécessaires, qu’elle sait donner à chaque chevelure particulière, les soins qu’elle nécessite. Mlle Loiselle a plusieurs années d’expérience dans la coiffure et c’est pourquoi les dames bien coiffées sont maintenant des clientes régulières du Salon Lido, pour l’entretien de

Une vive commotion a secoué Drummondville à l’été 1962, alors qu’une personnalité bien en vue, Robert Bernard, perdit  la vie au lac à la Tortue, près de Grand-Mère. Le 7 juillet, vers 16h 30, en quittant le lac avec son hydravion pour se diriger vers le lac Clair, il perdit la maîtrise de son appareil qui percuta le sol sous les yeux horrifiés de centaines de vacanciers. L’appareil prit feu aussitôt après l’écrasement, et au même moment une violente explosion se produisit. Les témoins atterrés ne purent rien faire et ce n’est qu’à la brunante qu’on put retirer de l’épave deux corps calcinés. Le pilote était accompagné de Mme Marie-Jeanne Béliveau qu’il avait accepté d’amener avec lui pour visiter des parents au lac Clair. En outre, il transportait des denrées et diverses marchandises, pour le camp du lac Clair, ce qui rendait son avion plus lourd qu’à l’habitude. Robert Bernard aurait commis l’erreur de décoller vent arrière, se fiant probablement trop sur la puissance de son moteur. Né 14 avril 1900, à Saint-Édouard-de-Lotbinière; il avait travaillé pour son père Adélard Bernard, industriel, en qualité de machiniste et de dessinateur industriel. Il le suivit à Drummondville en 1924 chez la Compagnie Gosselin; il le remplaça

Un soir de 1966. Charles a beaucoup trop mangé. Afin de souligner l’annonce de sa retraite, Madeleine lui a préparé son fameux bœuf bourguignon. Il n’a pu résister à se servir une deuxième fois. Le ventre plein, confortablement installé au salon, Charles sent ses paupières devenir de plus en plus lourdes… D’abord transporté en 1957, il se revoit entrer pour la première fois dans les locaux du nouveau bureau de poste de Drummondville, rue Lindsay. Puis, les images se succèdent rapidement dans sa tête jusqu’à ce qu’il se réveille en sursaut 5 minutes plus tard. Sa femme, une main posée sur son épaule, lui indique que le dessert est servi. En prenant sa première bouchée de gâteau au chocolat, Charles repense à son rêve et se dit qu’il est content finalement d’avoir conservé le plan de la construction du nouvel Édifice Heriot. Le repas terminé, il prend quelques minutes pour fouiller son vieux coffre en bois. Le premier document qui lui tombe sous la main le fait sourire. Il s’agit d’une carte de Drummondville sur laquelle il avait lui-même tracé les routes postales que devaient emprunter les facteurs au cours de l’année 1956. Charles se souvient du plaisir qu’il avait eu à

« Le notaire Ph. Péloquin, dont l’étude est située au numéro 173 rue Lindsay, naquit à Ste-Anne de Sorel en 1893, et arriva à St-Germain-de-Grantham, très jeune, avec ses parents. Après avoir complété ses études classiques au séminaire de Nicolet, il embrassa la profession de notaire. Il fit ses études légales à l’Université de Montréal et fut admis à la pratique du notariat en 1919. Il s’établit alors à St-Germain-de-Grantham et en 1923 ouvrait une étude à Drummondville. Cette étude en notre ville de même que celle qu’il avait ouverte à St-Germain-de-Grantham prospérèrent d’une façon constante pour en faire ce qu’elles sont devenues aujourd’hui, les plus populaires du comté de Drummond. Nous pouvons dire en toute sincérité que c’est grâce à la probité et à l’affabilité de ce professionnel de principes s’il jouit aujourd’hui. Aussi bien à Drummondville qu’à Saint-Germain-de-Grantham, de l’estime et de la confiance d’une solide clientèle. Malgré ses nombreuses occupations, le notaire Péloquin trouva le temps de s’adonner à la pratique de la musique et sa superbe voix de ténor fut plus d’une fois entendue et appréciée, particulièrement au bénéfice des œuvres de charité de toutes sortes. Il est aussi un sportsman accompli, et affectionne principalement le hockey et le

En mai 2013, M. Daniel Dionne a déposé à nos locaux une photographie de finissants du cours classique et commercial de 1938-39, sur laquelle on reconnaît son père. De nature curieuse, je lui ai demandé ce que son père a fait comme métier. Cette question a mené à un don d'archives bien intéressant et à l'histoire qui suit: Germain Dionne est né le 21 avril 1923 à Windsor, Québec. Fils de Euclide Dionne et Régina Dionne, il passe son enfance (0 à 6 ans) à Windsor puis à Saint-François-du-Lac. La famille s'installe ensuite en Saskatchewan dans le petit village de Willow Bunch, quelques mois avant la grande dépression de 1929.  Germain fait ses études chez les Soeurs Grises jusqu'au printemps 1935. La situation financière de la famille étant toujours précaire, ils reviennent au Québec et choisissent Drummondville où le jeune Germain s'inscrit à un cours commercial qu'il termine en 1939. De 1938 à 1942, il occupe divers postes dans les entreprises locales: Laiterie Lamothe, Butterfly et Dominion Textile. En 1942, après une longue réflexion, il s'engage dans l'apprentissage du métier de cordonnier à Montréal sous l'égide de M. Henri Chaput. Durant cette période d'étude, il fait la rencontre de Mlle Lina