« Le notaire Ph. Péloquin, dont l’étude est située au numéro 173 rue Lindsay, naquit à Ste-Anne de Sorel en 1893, et arriva à St-Germain-de-Grantham, très jeune, avec ses parents. Après avoir complété ses études classiques au séminaire de Nicolet, il embrassa la profession de notaire. Il fit ses études légales à l’Université de Montréal et fut admis à la pratique du notariat en 1919. Il s’établit alors à St-Germain-de-Grantham et en 1923 ouvrait une étude à Drummondville. Cette étude en notre ville de même que celle qu’il avait ouverte à St-Germain-de-Grantham prospérèrent d’une façon constante pour en faire ce qu’elles sont devenues aujourd’hui, les plus populaires du comté de Drummond. Nous pouvons dire en toute sincérité que c’est grâce à la probité et à l’affabilité de ce professionnel de principes s’il jouit aujourd’hui. Aussi bien à Drummondville qu’à Saint-Germain-de-Grantham, de l’estime et de la confiance d’une solide clientèle. Malgré ses nombreuses occupations, le notaire Péloquin trouva le temps de s’adonner à la pratique de la musique et sa superbe voix de ténor fut plus d’une fois entendue et appréciée, particulièrement au bénéfice des œuvres de charité de toutes sortes. Il est aussi un sportsman accompli, et affectionne principalement le hockey et le

En mai 2013, M. Daniel Dionne a déposé à nos locaux une photographie de finissants du cours classique et commercial de 1938-39, sur laquelle on reconnaît son père. De nature curieuse, je lui ai demandé ce que son père a fait comme métier. Cette question a mené à un don d'archives bien intéressant et à l'histoire qui suit: Germain Dionne est né le 21 avril 1923 à Windsor, Québec. Fils de Euclide Dionne et Régina Dionne, il passe son enfance (0 à 6 ans) à Windsor puis à Saint-François-du-Lac. La famille s'installe ensuite en Saskatchewan dans le petit village de Willow Bunch, quelques mois avant la grande dépression de 1929.  Germain fait ses études chez les Soeurs Grises jusqu'au printemps 1935. La situation financière de la famille étant toujours précaire, ils reviennent au Québec et choisissent Drummondville où le jeune Germain s'inscrit à un cours commercial qu'il termine en 1939. De 1938 à 1942, il occupe divers postes dans les entreprises locales: Laiterie Lamothe, Butterfly et Dominion Textile. En 1942, après une longue réflexion, il s'engage dans l'apprentissage du métier de cordonnier à Montréal sous l'égide de M. Henri Chaput. Durant cette période d'étude, il fait la rencontre de Mlle Lina

Dans les années 1930, l’édifice Cadieux était situé sur la rue Heriot, à l’emplacement actuel des Terrasses St-Frédéric. Il abritait la pharmacie Cadieux, la pharmacie de Jacques Montplaisir et un restaurant à l’atmosphère « gai et appétissant », Le Louvre. Comme en témoigne cette publicité distribuée aux quatre coins de la ville, ses clients pouvaient s’y délecter sans se ruiner. « Drummondville possède avec Le Louvre un restaurant qui ne le cède en rien à ce que l’on peut trouver de meilleur ailleurs. C’est un établissement où le chic se joint à la distinction, à la délicatesse du service et à la qualité des mets qu’on y sert. Ceux qui fréquentent habituellement Le Louvre, et ils se font toujours plus nombreux de jour en jour, savent que c’est un endroit d’une propreté minutieuse, d’une élégance à bon aloi, où l’on fait bon se délecter d’un rafraîchissement quelconque ou d’un repas succulent, dans un atmosphère gai et appétissant. Au surplus, le propriétaire, M. Rousso, qui s’occupe de ce genre d’affaires depuis plus de vingt ans et qui a acquis son expérience dans les établissements les plus réputés d’Europe et d’Amérique, ne néglige rien pour faire bénéficier ses clients de son savoir-faire et de ses connaissances. Qu’il s’agisse de

Herminie Dionne obtient son brevet de capacité à Trois-Rivières, le 3 mai 1881, puis débute sa carrière d’institutrice dans une école de rang, située à Saint-Cyrille-de-Wendover. L’année scolaire débute le premier lundi de septembre et se termine à la fin du mois de juin. Arrivée à Saint-Cyrille quelques jours avant la rentrée, Herminie en profite pour sentir l’ambiance de sa classe. Les commissaires ont bien fait leurs devoirs. Les pupitres ont été nettoyés, puis alignés en rangées bien droites. Le tableau noir brille et le plancher a été lavé avec soin. Elle ferme les yeux et s’imagine déjà enseigner, une craie blanche à la main, ses leçons de grammaire, d’arithmétique et d’histoire, répondre aux questions des plus curieux et discipliner, s’il le faut, les plus téméraires. Elle a déjà hâte de les rencontrer. Lundi matin 7h, Herminie ne dort plus. Sa vie de maîtresse d’école commence ce jour-là. Elle met une bûche à chauffer dans le poêle à bois, puis s’installe à son bureau. 8h25, les premiers enfants arrivent. Encore timides, ils s’assoient en silence. 8h30, la séance commence. Mlle Dionne entame la prière du matin, puis prend les présences : -Arsénia Lauzière? -Présente Mlle! Jean-Baptiste Verrier? -Présent Mlle! Sa classe compte 42 élèves, 23 filles et

Un élément important du patrimoine bâti de Drummondville Au début du 20e siècle, plusieurs industries, favorisées par l’établissement d’un barrage hydroélectrique de la Southern Canada Power Co, s’installent à Drummondville, dont la Canadian Celanese, en 1926. Dès son arrivée, la compagnie fait construire une douzaine de maisons destinées à loger ses dirigeants. Ces maisons bourgeoises sont implantées sur des terrains boisés autour d’un square, le Carré Celanese. La valeur patrimoniale de cet ensemble résidentiel, situé à proximité de la rivière Saint-François, repose sur son intérêt historique, puisqu’il rappelle le développement économique de Drummondville au cours des années 1920. Le Carré Celanese a été constitué site patrimonial en 2005 et inscrit au répertoire canadien en 2009. La protection s’applique aux terrains, ainsi qu’à l’enveloppe extérieure des 12 bâtiments, dont la maison Boulay, située au 5, rue Carré Celanese. Legs et nouvelle vocation En 1977, la Celanese cède un terrain de 122 000 pieds carrés, de même que l’immeuble de trois étages qui s’y trouve, à la Cité de Drummondville. La nouvelle paraît dans le journal La Parole du mercredi 7 septembre et plusieurs organismes à caractère culturel, dont la Corporation du Carrefour Socio-culturel Drummond Inc., l’Association des Artistes et Artisans de chez nous Inc. et

C’est la 2e guerre mondiale. Les salaires sont bons partout sauf dans le textile. Comme le commerce LeMaire Fourrures va bien, Germaine et Hermas décident d’élever des visons et de vendre leurs propres peaux. Ainsi débute une grande aventure. Hermas LeMaire, en homme prudent, établit son mini-ranch au 673 boulevard Mercure à Drummondville, à l’été 1945. Comme les affaires progressent et vont de mieux en mieux, il décide de déménager ses visons à Hemming’s Falls sur le terrain du Domaine  Guévremont, en face de la petite chapelle Sainte-Thérèse. C’est en été que la visonnière atteint sa plus grande population, environ 700 visons, chats sauvages et nutrias (castors d’Afrique). Comme le vison est un animal délicat, sa nourriture doit être fraîche et équilibrée. À toutes les deux semaines, arrivent des centaines de livres de viande de cheval, des caisses de poissons, du poulet et de la moulée. À cette nourriture, on ajoute de l’huile de morue, des vitamines et parfois des médicaments. L’on conserve tous ces aliments dans une chambre froide. Un gros moulin les broie et chaque vison reçoit deux repas par jour, sans oublier de leur apporter de l’eau fraîche et de nettoyer les cages. Chaque automne, il faut tuer près de 400 

Si la vie culturelle de Drummondville connaît ses premiers balbutiements au début du 20e siècle, aux parcs Woodyatt et Saint-Frédéric, c’est aux cours des années 1930-1940 que la ville entre dans un véritable processus de développement culturel et que l’on assiste à l’émergence d’une culture populaire, favorisée par l’apparition des premiers théâtres et des premières salles de spectacles. Les décennies suivantes sont marquées par la mise en place d’une première bibliothèque municipale et l’inauguration, en 1967, du Centre culturel de Drummondville, dont la vocation est essentiellement d’offrir un lieu de pratique et de consommation culturelle. Au début des années 1970, M. Claude Boucher, directeur des services récréatifs et communautaires de la Ville, et divers collaborateurs planchent sur un nouveau système de gestion des loisirs, basé sur la coordination, la concertation et la participation communautaires des organismes drummondvillois déjà actifs en matières de loisir et de culture. Le projet aboutit, en 1976, à l’incorporation du Carrefour Socio-culturel Drummond (CSCD). Son siège social est situé dans les locaux du Centre culturel, au 175 de la rue Ringuet. Le CSCD est une compagnie sans but lucratif formée de représentants de trois institutions publiques de Drummondville, soit la Cité de Drummondville, le Cégep Bourgchemin et la