Bien que Drummondville soit fondée en 1815, il faut attendre le début du 20e siècle pour que la petite bourgade de Frederick George Heriot prenne son envol et devienne l’une des capitales du textile au Canada. Nommée ville de la soie durant l’âge d’or de cette industrie, Drummondville a été le berceau de plusieurs manufactures de textile entre les années 1920 et 1960. Il faut savoir que c’est la construction d’une première centrale hydroélectrique en 1919 et d’une seconde en 1925 par la Southern Canada Power qui a été la bougie d’allumage de ce grand développement manufacturier. Afin de se garantir des revenus récurrents, la Southern Canada Power se lance dans une opération de charme auprès de différentes entreprises, le secteur du textile étant privilégié en raison des besoins énergétiques considérables de ce type d’industries. En 1919, les premières industries du textile à s’établir à Drummondville sont, à quelques mois d’intervalle, la H.W. Gossard et la Butterfly Hosiery. Celles-ci seront suivies, quelques mois plus tard par la Jenkes Canadian Tire Fabrics en 1920. Puis, les arrivées successives de la Dominion Dyeing and Painting en 1923, de la Louis Roessel en 1924 et de la Canadian Celanese en 1926 confirment le statut

De 1946 à 1966, le Québec voit naître la génération du baby-boom. Sachant qu’entre 1957 et 1959, le taux de natalité au Québec atteint des sommets en franchissant le cap des 144 000 naissances par an, il n’est pas étonnant de voir de plus en plus de gens préoccupés par les loisirs de la jeunesse de l’époque. Déjà présente à Drummondville dans les années 1950, l’Œuvre des terrains de jeux (OTJ) joue un rôle de plus en plus actif auprès des enfants. Au cours de la décennie 1960, cette association dirigée par plusieurs hommes d’influence, tant laïques que cléricaux, prend en charge l’organisation des activités offertes aux « boomers ». La période estivale est de loin la plus occupée, alors qu’une centaine de moniteurs travaille à l’animation d’activités pour les jeunes dans les quatorze parcs du Grand Drummondville. Une journée typique dans les parcs débute à 9h. Après les jeux du matin, l’après-midi est laissé libre afin que les enfants aient l’opportunité de se baigner dans les piscines publiques. En soirée, entre 18h et 20h, tous sont invités à revenir pour d’autres types d’activités telles que l’artisanat et le base-ball. Garçons et filles de 2 à 16 ans peuvent ainsi participer et apprécier