La Dominion Silk Dyeing & Finishing Company, s’établit à Drummondville en 1922 et débute ses opérations en janvier 1923, près de la rivière Saint-François, à un jet de pierre de la Butterfly Hosiery installée au coin des rues Heriot et des Forges depuis 1919. L’usine bénéficie alors d’un pouvoir électrique considérable ainsi que d’eau en quantité suffisante pour ses activités de traitement des tissus. Propriété de la National Silk Dyeing Compagny, située à Paterson au New Jersey, l’usine de 80 000 pieds carrés de Drummondville est vouée à la teinture, que ce soit à l’écheveau ou à la pièce, de divers tissus tels que la soie naturelle et artificielle, le coton et le velours. Dès lors, il s’agit de la première installation du genre au Canada. L’entreprise prend rapidement de l’expansion, à un point tel qu’une compagnie-sœur s’installe sur le terrain voisin, jusque-là propriété des Frères de la Charité, en 1929 : la Dominion Silk Printing Limited. Les deux usines sont alors reliées physiquement par un passage couvert. La seconde est destinée aux impressions de nombreux textiles, celles-ci étant effectuées sur rouleaux, mais également sur crible lorsque le dessin est trop grand. La Dominion Silk Printing engage ainsi un personnel d’artistes qui

Edgar Larocque voit le jour à Roxton Falls en 1887. Dès sa jeunesse, il voyage régulièrement aux États-Unis où réside une partie de sa famille. Au gré de ses pérégrinations, il acquiert un large réseau professionnel l’aidant, une fois de retour dans la région de Drummondville, à se lancer en affaires. En 1924, Edgar Larocque fonde une entreprise de distribution de fruits et légumes qu’il importe de la Floride, de la Californie et du Costa Rica. E. Larocque & Fils voit alors le jour et permet aux différents commerces, épiceries et restaurants des environs de se procurer des produits frais. Edgar Larocque commence par louer un bâtiment au cœur de Drummondville, près de la gare du chemin de fer du Canadien National, afin d’y entreposer ses importations arrivant, la plupart du temps, par train. Bien que la compagnie obtient un contrat pour approvisionner le personnel de construction de l’usine de la Southern Canada Power aux Chutes Hemming en 1925, les premiers temps ne sont pas toujours faciles sur le plan professionnel, mais également personnel. En effet, l’épouse d’Edgar Larocque décède à un jeune âge en 1929, puis, en 1932, l’entrepôt est victime de deux incendies en deux jours, causant de lourds

  Dès 1968, l’Association des pilotes de Drummondville projette d’agrandir l’aéroport municipal, inauguré en 1947, et d’aménager un second parc industriel près de celui-ci. Dans un rapport présenté en collaboration avec la Chambre de Commerce du comté de Drummond, la planification à long terme de l’aéroport fait état de neuf recommandations. Parmi celles-ci, notons l’aménagement d’un parc industriel au nord-ouest de la route afin de donner directement accès aux avions, depuis la piste, jusqu’aux industries. Le plan s’accélère et en septembre 1968 le projet de construction d’un nouvel aéroport international au Québec est déposé sur la table par le gouvernement fédéral afin de désengorger celui de Dorval. Dès lors, la Chambre de commerce se penche plus amplement sur la question et en vient à la conclusion que l’aménagement d’un tel complexe serait avantageux pour l’essor économique de Drummondville. On prévoit même qu’en 1980, Drummondville compterait 150 000 habitants grâce à l’arrivée de nouvelles industries. Des études sont alors menées, un site est choisi, on acquiert la collaboration de la presse et on courtise les politiciens qui prendront la décision finale. Drummondville obtient ainsi l’appui, entre autres, des députés fédéral et provincial du comté, MM. Jean-Luc Pepin et Bernard Pinard. À première vue, il n’y

Le contexte sociosanitaire du Québec au début du XXe siècle n’est pas des plus sain et Drummondville n’y fait pas exception. En fait, ce sont les autorités municipales qui sont en charge de répondre aux besoins de la population locale, et ce, sans grand succès. À l’automne 1910, des démarches sont entreprises pour doter Drummondville de son propre hôpital. On fait alors appel aux Sœurs Grises de Nicolet, connues dans le secteur hospitalier, afin d’assumer la direction de la mission. Le 5 décembre de la même année, les Sœurs décident de s’installer dans l’ancien hôtel Corona situé au coin des rues Lindsay et Cockburn et d’opérer sous le nom d’Hôpital Sainte-Croix de Drummondville.  Au terme d’une location de cinq ans dans l’ancien hôtel, les religieuses, faute de ressources financières suffisantes, se tournent vers l’ancien couvent des Sœurs de la Présentation qui leur est offert gracieusement pour déménager l’hôpital. Situé au coin des rues Brock et Marchand, l’établissement demeure toutefois sous-développé d’un point de vue médical et deux événements majeurs font prendre conscience aux autorités de la nécessité de moderniser l’hôpital. D’abord, le 20 août 1916, une explosion survient à l’usine Aetna Chemical, faisant de nombreux blessés. Faute d’équipements adéquats, plusieurs décèdent

Suite aux succès répétés du club de hockey senior des Rockets de Drummondville au tournant des années 1960, de nombreux citoyens réclament la construction d’un nouvel aréna. En réponse à une demande des amateurs en janvier 1961, les élus ont d’abord tranché le problème en votant pour la rénovation du vieil aréna ; une solution qui déplaît à plusieurs. En mars 1961, les amateurs de hockey lancent un nouveau cri d’alarme par le biais du journal La Parole. La direction des Rockets de Drummondville projette même de suspendre la prochaine saison de l’équipe si la situation concernant l’aréna n’est pas réglée. Cette possibilité entraînerait des pertes économiques importantes, en plus d’une vive déception chez les amateurs. Une délégation de partisans des Rockets, mené par le pilote des Rockets, Lou Poliquin, se rend alors à la séance du Conseil de Ville, en avril 1961, pour obtenir des réponses quant à la rénovation ou à la construction d’un aréna. Suite à la rencontre, tous les élus se déclarent ouvertement en faveur d’un changement ; dans les conditions actuelles, un nouveau bâtiment s’impose. Suite au dépôt des plans de l’aréna à l’automne 1961, deux emplacements sont considérés par la Ville. Le premier, au coin des

Étant donné que la Ligue provinciale de Hockey n’opère pas lors de la saison 1957-58, Drummondville se tourne vers la Ligue intermédiaire des Cantons-de-l’Est afin d’obtenir une concession. D’abord refusée au profit d’une autre municipalité, la ville obtient finalement un club de hockey lorsque Windsor Mills se retire de la ligue quelques semaines avant le début de la saison. Les Rockets de Drummondville voient alors le jour, venant remplacer les défunts Dragons de la Ligue provinciale. L’équipe a d’ailleurs pris ce nom à la suite d’une suggestion de l’un de ses directeurs, Léo Loiselle, en l’honneur de Maurice Richard. Après une première saison fructueuse, les Rockets, dirigées par l’instructeur Lou Poliquin, entament leur deuxième saison avec de grandes attentes. Faisant preuve d’une belle solidarité, le club s’impose comme l’une des puissances de la ligue et termine au premier rang du classement général. Menés par le joueur étoile Robert Pépin et les frères Boivin, les Rockets récoltent 21 victoires en 30 matchs, dont 14 victoires en 15 parties à l’aréna de Drummondville. Continuant sur sa lancée, l’équipe atteint la finale des séries et se mérite les grands honneurs devant Sherbrooke. Les joueurs gagneront ensuite la finale du championnat provincial des ligues intermédiaires. Après