677 Mercure

De  style géorgien, la résidence du 677 boulevard Mercure est construite en 1916  par Gustave Mercure, marchand de bois, à l’occasion de son mariage avec Léona Marier.

Construite avec les meilleurs matériaux de l’époque, avec ses planchers en « BC Fir », ses moulures généreuses, ses hauts plafonds, ses poignées de porte en laiton, sa vue sur la rivière, cette maison possède un cachet particulier. Toute de brique rouge, elle a toujours eu fière allure, s’élevant parmi quelques petites maisons blanches alignées sur le bord du chemin public sur la propriété d’Alexandre Mercure.

Gustave Mercure est le deuxième des dix enfants nés de l’union d’ Alexandre Mercure et Marie-Louise Smith. La résidence d’Alexandre Mercure était voisine, côté ouest, de celle de Gustave, soit le 673 Mercure. Au début du 20e siècle, la Scierie Vassal-Mercure établie dans l’actuel parc Ste-Thérèse utilise le transport ferroviaire pour l’expédition du bois. On voit d’ailleurs sur les photographies anciennes une ligne de chemin de fer entre la maison d’Alexandre et de Gustave Mercure.

Pour sa part, à partir de 1925, Gustave exploite une manufacture de portes et fenêtres, ayant appartenu auparavant à J.A. Nadeau. Il y ajoute bientôt la production de bois à tambours pour les filatures de soie et de coton. L’entreprise située au coin des rues des Écoles et St-Jean ferme ses portes en 1960.

En 1931, Gustave Mercure vend la maison du 677 Mercure à Persis Ward Farley dont le mari Ralph Farley est chef de gare pour le C.P.R. à Drummondville. Le premier étage est occupé par la famille de James MacPherson, contremaître à la Canadian Celanese. Possédant une résidence d’été, M. Leonard C. Felser, gérant de la Eagle Pencil est locataire du troisième étage durant près de 40 ans.

C’est en 1961 que M.Gilles LeMaire achète cette propriété. En 1976, celle-ci subit un agrandissement du côté de la  rue Celanese. Gilles  y installe, avec son frère Jean-Maurice, un bureau d’arpentage légal. En 1997, Gilles vend la maison à son fils Paul LeMaire qui à son tour la revend  en 2009 à Michael Tremblay.

Cette maison a vu bien des parades de la Saint-Jean-Baptiste, des feux d’artifices, des fêtes du Canada, des guignolées, des glissades d’enfants au parc Sainte-Thérèse et des parties de hockey. En été, un parc d’amusement et une piscine accueillent les enfants du  quartier.

Solide, droite et fière, cette maison du 677 boulevard Mercure, reste un témoin privilégié du temps passé.

Céline LeMaire

VISUELS : Photographie de la résidence de M. Gustave Mercure, vers 1920, où l’on voit la voie ferrée déservant la moulin à scie Vassal-Mercure. SHD, Collection régionale; C1-2.5b265.